C’est un massacre qui est en train d’être commis, depuis la Révolution. Un massacre de compétences et de patriotes qui sont sacrifiés, victimes des visées politiciennes et des intérêts étriqués, sans aucune considération pour les compétences qui ont accepté de bon gré de laisser des emplois pour lesquels ils perçoivent des salaires faramineux, afin d’occuper des postes de ministres, en vue de servir leur pays.
Onze gouvernements, depuis cette maudite révolution qui a avalé environ cents compétences qui ont accepté de supporter le poids d’une mission impossible, celle de remettre, en principe, le pays sur les rails du développement et du bien-être pour tous les citoyens. Pourtant, si on voit la moyenne de durée de vie de chaque gouvernement, on peut voir qu’il n’a duré moins d’une année, certes avec des chances inégales.
Des ministres malmenés et trainés dans la boue, à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), par des moins que rien et des ignares, avilis et bousculés dans leurs derniers retranchements par les syndicats et guettés dans les coins par les corrompus, les contrebandiers et les réseaux de blanchiment d’argent ont résisté. Mais, avec la chute des gouvernements, ils s’étaient trouvés désarmés, alors que leur seul objectif étaient de servir le pays, dans leur majorité et quelle que soit leur appartenance.
Etre un ministre, en ces temps de médiocrité, n’est pas une sinécure. Il suffit de se référer, simplement, à quelques exemples édifiants, pour s’en rendre compte. L’exemple de Mohamed Abbou d’Attayar qui avait eu la chance –si on peut parler de chance, ici- d’être ministre, à deux reprises, est bien édifiant. La première fois, sous la Troïka, il avait été obligé de démissionner. La deuxième fois, dans le gouvernement de Youssef Chahed, il avait été trainé dans des magouilles malsaines, au point qu’il avait décidé de quitter la vie politique.
Par ailleurs, et nonobstant leur appartenance à Ennahdha, certains ministres de ce mouvement islamiste ont été entrainé dans la dynamique du développement du pays. Dans un mouvement de vengeance pour les accusations de conflit d’intérêts, L’ancien chef du gouvernement, Elyès Fakhfakh, a cru bon de les démettre, juste avant son départ, alors qu’il n’avait aucun droit de le faire, étant chargé, uniquement, de gérer les affaires courantes… Et le pire est qu’on a accepté cela comme un fait accompli.
Conséquence : dorénavant, on risque de n’avoir comme candidats ministrables que des opportunistes et des moins que rien, parce que toutes les compétences auront peur de servir le pays… et c’est notre honte, en tant que Tunisiens !
F.S.
Auteur: letemps1
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