C’est la petite saison jusqu’en mi-décembre. Dans les carrefours et marchés de la capitale politique, on retrouve la pastèque un peu de partout. Sur les étales et même en bordure de route, le fruit est visible et s’écoule rapidement du fait de son prix abordable. Selon le volume du produit et les points de ventes, les commerçants les proposent à des prix allant de 100 Fcfa à 3000 Fcfa. Pour les plus pressés les tranches pelées sont exposées sur des plateaux et sceaux au prix de 50 Fcfa l’unité.
Rencontrée au marché Mokolo ce dimanche la jeune Rahma femme au foyer dit acheter le fruit en fonction de son prix : « la pastèque se trouve un peu partout ces derniers temps, et moins chère. J’achète en quantité par rapport au prix. Avec mes 500 Fcfa j’ai une pastèque consistante, pour en faire du jus naturel par la suite » explique-t-elle.
Lire aussi : Fonds proto : l’Apme octroie 50 millions à 20 porteurs de projets
Du côté des commerçants, l’on apprend que si actuellement le fruit est disponible et à des prix relativement bas, ce n’était pas le cas il y’a quelque mois. Pour se procurer alors une pastèque, l’on devait débourser entre 1500 et 5000 Fcfa l’unité. La production de la pastèque cette année d’après certains grossistes à voisine les 45%. Soit une baisse contrairement à l’année dernière qui enregistrait le double. Cette baisse est due selon ces derniers à la pandémie de coronavirus qui n’a pas épargné ce secteur d’activité.
En provenance des régions de l’Ouest et du Centre, les producteurs, grossistes et revendeurs sont unanime sur les bénéfices enregistrés durant la saison sèche. Pour un investissement de 400.000 Fcfa voire 500.000 Fcfa pour l’acquisition d’un camion de pastèque de 1500 têtes, ces derniers sont capable de réaliser un bénéfice de 100.000 Fcfa par semaine jusqu’à écoulement du stock.
Lire aussi : Coronavirus : les mesures de régularisation des marchés foulées au pied
Côté approvisionnement, les grossistes se procurent ce fruit aux environs de 5 heures, lorsque que les camions les contenants arrivent. Par la suite, ces derniers vont les revendre aux détaillants. Notons que le choix du produit se fait en fonction des variétés. Trois variétés se démarquent du classement. La variété Kaolack, qui se présente avec une couleur verte claire accompagnée de raillures. Sa maturation varie entre 75-85 jours son fruit peut atteindre entre 8 à 15 kg, pour une pulpe d’un rouge orangé et sucré. A cote d’elle c’est la variété Koloss qui offre un rendement élevé possédant une chair rouge foncée juteuse, croquante, sucrée, avec une bonne durée de conservation elle atteint facilement les 20 kg. Elle se démarque de part ses rayures jaunâtres. La dernière du classement c’est la Logone, d’une forme ovale et d’un couleur verte claire sa chair rouge et orangé est sucrée.
Lire aussi : Réouverture des frontières : de belles perspectives pour la tomate camerounaise
Dès lors la question de savoir comment choisir la bonne pastèque se pose. D’après les vendeurs de ce fruit la technique est simple « en frappant la pastèque avec la main l’on est capable de savoir si elle est bonne ou pas, dans le cas où la tonalité est fine, ça signifie que c’est un bon fruit si au contraire la tonalité est lourde cela indique que le fruit est de mauvaise qualité » explique-t-ils. Composées à 90% d’eau, la pastèque est idéal pour la saison sèche qui début pour une meilleur hydratation et une purification de l’organisme.
Auteur: Amina MALLOUM
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.