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Interviewée par Foot Africa, Eshraf Kanfoud, ancienne coach mentale des Aigles de Carthage, a indiqué que le volet mental pourrait s’avérer déterminant dans le choc Espérance – Al Ahly, pour le compte des quarts de finale de la CAF Champions league.

Pour décrire ce choc explosif, elle a répond : »Ce duel est une collision entre un système en reprogrammation d’urgence (ES Tunis) et un système en gestion de saturation (Ahly). L’enjeu mental dépasse le simple cadre tactique pour toucher aux fondements de la lucidité sous pression extrême ».

Concernant le principal mécanisme mental chez les « sang et or », elle a souligné que « le passage d’un cycle (Maher Kanzari) à un autre (Patrice Beaumelle) impose aux joueurs un effort d’adaptation massif. Le cerveau doit inhiber les anciens automatismes tactiques pour en encoder de nouveaux. En neuro-performance, cela crée une « fatigue attentionnelle » précoce. Le succès de l’EST dépendra de la capacité du staff à simplifier les processus décisionnels pour éviter le « freeze » mental face au bloc égyptien. Malgré l’instabilité, l’EST a montré contre Petro Atlético une capacité de « switch » mental impressionnante. Le groupe a activé un mode de survie neurologique qui décuple l’agressivité motrice sur les seconds ballons. C’est une équipe qui fonctionne à l’adrénaline pure ».

Le point de rupture pour l’Espérance ? C’est « la désynchronisation. Si les nouveaux principes de Beaumelle ne sont pas encore « myélinisés » (devenus des réflexes), l’équipe risque des erreurs de placement par hésitation cognitive ».

Passons à l’autre côté égyptien qui « excelle dans la gestion de l’énergie psychique », selon elle. « Ils savent quand placer des séquences de haute intensité et quand passer en mode « basse consommation » (possession lente). C’est une équipe qui « endort » le système nerveux de l’adversaire avant de frapper ».

Certes, le point de rupture pour Al Ahly est « l’hypovigilance. À force de vouloir contrôler le tempo, Ahly peut tomber dans une forme de passivité synaptique, se faisant surprendre par l’explosivité imprévisible des Tunisiens en début de match ».

Quel rôle peut jouer la présence du grand public tunisien au stade de Radès ? Elle répond : »le stade agit comme un catalyseur dopaminergique pour l’EST, masquant la fatigue physique par une excitation du système limbique. Pour Ahly, ce même environnement est traité comme une charge mentale supplémentaire qu’ils doivent activement filtrer pour ne pas perdre leur précision technique ».

Pour le verdict et le résultat final de ce choc, Kanfoud a assuré que « le gagnant ne sera pas forcément le plus fort physiquement, mais celui qui aura la plus grande « vitesse de traitement » de l’information. Si l’Espérance parvient à imposer un chaos organisé dès le coup d’envoi, elle surchargera les capteurs sensoriels d’Al Ahly. Si Al Ahly installe son faux rythme habituel, il épuisera nerveusement les joueurs de l’EST, les poussant à la faute par manque de lucidité en fin de match ».

Selon elle, ce n’est qu’une lecture neurocomportementale destinée à éclairer les zones d’ombre de la préparation mentale à ce niveau de compétition.

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Auteur: saber boubaker
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