La phase deux de l’opération que le ministère des Finances lance vise à compléter l’enrôlement des agents restants. Le gouvernement met les bouchées doubles pour atteindre l’objectif avant l’échéance.
L’opération AALFA dédiée à la régularisation des allocations familiales au profit des agents publics a entamé sa seconde phase. L’ambition est de pouvoir enrôler 118 9500 agents publics n’ayant pas été enregistrés lors de la première phase. D’après le bilan de la phase initiale, un peu plus de 61 800 agents ont été recensés représentant environ un tiers de la cible globale évaluée à un peu plus de 180 000 agents, pour un taux de participation de 34,2%.
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Au cours de la première phase, des obstacles ont rendu difficile l’atteinte des objectifs. L’évaluation de ces freins a conduit le ministère à revoir sa stratégie en opérant des réajustements. La stratégie de proximité est au cœur de la seconde phase. Ces réajustements concernent aussi le renforcement des équipes sur le terrain, la multiplication des centres de collecte sur l’ensemble du territoire national, l’intensification de la Communication dans le but de toucher les agents se trouvant dans les zones reculées. Les bénéficiaires n’ayant pas encore déposé leurs dossiers restent attendus dans les sites dédiés munis de l’intégralité des pièces à fournir.
Il est question par l’opération AALFA de procéder à l’authentification des droits des agents publics. Au terme de la première phase, la direction générale du budget a déclaré la détection de certaines anomalies dont l’absence des noms de la mère, des numéros de série, des dates de délivrance suspectes, des incohérences sur les centres d’état civil. Lors de la phase d’authentification, la distinction entre erreur matérielle et fraude délibérée sera établie. L’objectif étant de protéger les droits réguliers et de mettre un terme aux paiements injustifiés favorisés par des dossiers fictifs. Le directeur général du budget du ministère des Finances, Cyrill Edou Alo’o a donné ces clarifications au cours d’une conférence de presse le 24 juillet dernier.
Face à une augmentation de 55% d’enfants déclarés en vue de bénéficier les allocations familiales entre juin 2024 et mars 2026, soit une hausse de 328 579 bénéficiaires, le gouvernement a prescrit un audit de 24 mois. L’objectif général est d’assainir le fichier public en traquant les « enfants fictifs » et les actes de naissance frauduleux.
Auteur: Arnaud Nicolas MAWEL
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