La gendarmerie nationale a procédé à la saisie d’un important stock de produits de pharmacie estimé à plusieurs dizaines de millions de FCFA. Une situation qui interpellent encore des acteurs sur le renforcement de la lutte contre le faux médicament et les produits illicites au Cameroun.

Le trafic des produits illicites se poursuit au Cameroun bien que les autorités déploient des efforts pour y mettre fin. Cette semaine, au marché central de Yaoundé, les éléments de la Compagnie de gendarmerie de Yaoundé 1er ont procédé à la saisie d’un important stock de produits pharmaceutiques illicites.

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L’opération a permis de sortir du circuit de commercialisation, des produits illicites comme le Metamizol, des antibiotiques, des sirops, des perfusions. Tous mal conditionnés et provenant d’origine douteuse, se trouvaient dans des espaces clandestins de conservation. Sur renseignement de la population, les gendarmes ont démantelé le réseau de trafic et interpelé des personnes suspectes. Le stock de produit quant à lui est destiné à la destruction.

Cette saisie opérée ramène l’opinion à s’intéresser à la prolifération des produits illicites en général, et des faux médicaments en particulier dans les villes. Ces produits se retrouvent dans des espaces de vente à proximité des rues où ils sont plus accessibles, tout comme ils se vendent dans des circuits noirs et se retrouvent dans des ménages pour consommation. Les effets néfastes sur des personnes, des familles et sur l’environnement sont au bout de la chaine.

Les saisies régulières de ces produits démontrent de l’ampleur de la situation et de l’insuffisance des efforts déjà consentis dans le lutte contre le phénomène. Le cas du marché central de Yaoundé survient au cours de la semaine où l’on céblèbre la Journée africaine de lutte contre le faux médicament. Célébrée le 21 octobre, l’édition 2026 avait comme fil conducteur : « Faux médicaments, vrai danger : ensemble, sécurisons la chaîne d’approvisionnement au Cameroun, pour une meilleure Couverture Santé Universelle. »

Cette journée a donné l’occasion au ministre de la Santé publique Malachie Manaouda de rappeler que les faux médicaments constituent une menace majeure pour la santé publique. Ils occasionnent des pertes financières. Exposent des patients à des traitements inefficaces, à des complications sanitaires et à la mort.

Au sortir de cette célébration, les acteurs impliqués reconnaissent la nécessité de sécuriser davantage la chaîne d’approvisionnement. Il convient aussi de d’améliorer le contrôle de qualité, de renforcer la traçabilité et la surveillance des circuits de distribution pour faciliter l’identification des produits suspects.

Auteur: Arnaud Nicolas MAWEL
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