Cyrille Edou, s’identifiant comme militant de la Fédération communale MRC de Sangmélima saisit le sous-préfet de Yaoundé IV pour demander le rappel de son récépissé délivré en faveur de la tenue de la convention du 17 octobre prochain.

Un nouvel obstacle se dessine pour contrer l’optimisme du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) à quelques jours de la convention. Ce 07 octobre, un militant de la Fédération communale MRC de Sangmélima saisit le sous-préfet de Yaoundé IV en contestation de la tenue de la convention extraordinaire du parti projetée dans 10 jours. Le militant dans sa correspondance, s’appuie sur deux motifs majeurs pour tenter de convaincre l’autorité administrative de revenir sur sa décision ayant conduit à la délivrance du récépissé autorisant cette convention.

En premier, la qualité de la personnalité du parti ayant convoqué la convention. Cyrille Edou invoque le défaut de qualité de ceux qui ont convoqué cette convention. Pour mieux situer l’autorité administrative, il invoque l’article 17(b) des statuts adoptés lors de la convention des 09 et 10 décembre 2023. « La convention se réunit en session ordinaire tous les 05 ans sur convocation du président national… soit à sa propre initiative, soit à la demande des 2/3 des membres du conseil national ».

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Cependant, depuis la  démission de Maurice Kamto le 25 juin 2025 et son adhésion au Manidem le 27 juin 2025, le directoire du parti n’a pas, comme le prévoit l’article 68 (2) du règlement intérieur, promu un nouveau présidium. Cette disposition prévoit la constatation de la démission et la convocation de la convention dans un délai de 30 jours. Ce dernier devant se réunir 60 jours au plus tard suivant sa convocation. Cette disposition n’étant pas respectée, le militant pense que le parti est « acéphale », n’a plus de président, et la convocation de la convention par toute autre responsable que le président ne peut tenir.

Comme second motif, Cyrille Edou déclare « l’existence de fortes tensions internes », marquées par les contestations d’exclusion par certains, et qui ont conduit le parti en justice. Jusqu’à présent, des affaires sont pendantes, alors que la date de la convention approche. Mais, cela ne limite pas la mobilisation sur le terrain des militants par les deux candidats retenus pour succéder à Maurice Kamto. Balbine Noah et Pierre Emmanuel Binyam continuent leur tournée dans des Fédérations pour battre campagne. Le parti quant à lui s’activent devant la justice pour obliger Willy Mengue, exclu du parti, à laisser la convention se tenir dans de bonnes conditions. Connus comme l’un des contestataires, Willy Mengue a lui aussi saisi le sous-préfet pour interdire la convention projetée.

La requête de Cyrille Edou peut entrainer des effets sur la convention et sur l’avenir du parti. Étant encore militant du parti, sa demande ne souffrirait pas du défaut de qualité. Son intervention considérée comme une autre initiative visant à essouffler le MRC peut aboutir l’interdiction de la convention. Si l’autorité administrative le juge nécessaire. Et dans cette hypothèse, le parti devra trouver un autre moyen pour reconstituer sa présidence. Par conséquent, aura du mal à s’organiser pour participer aux élections municipales et législatives prévues en février 2026.

Auteur: Arnaud Nicolas MAWEL
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