A l’approche des futures échéances électorales au Cameroun, l’organisation Actions for Development and Empowerment organise des journées d’initiation aux technologies civiques dans la ville de Yaoundé.
L’opération vise à promouvoir l’application de mobile VoteCam, un outil conçu pour fournir des informations sur les élections et permettre aux populations de signaler les irrégularités. Au cours de cette campagne de proximité du 24 au 25 juillet, les équipes de cette organisation se déploient dans les marchés et les lieux à forte concentration pour sensibiliser les commerçants, les jeunes et les femmes pour toucher le maximum de personnes.
Concrètement, l’application permet de facilement trouver les centres d’inscription sur les listes électorales les plus proches ; accéder à du contenu civique, vérifier et recevoir des alertes en temps réel ; explorer le profil, les détails et les programmes des candidats. Le programme VoteCam offre également la possibilité de signaler les irrégularités constatées, des cas de fraudes lors des scrutins.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
La directrice exécutive d’ADE, Ndi Nancy Saiboh précise que VoteCam ne vient pas remplacer Elecam et toutes les institutions impliquées dans l’organisation des élections. « Elecam reste le seul organe officiel responsable de l’organisation des élections au Cameroun », rappelle-t-elle. L’application s’appuie sur les données de cet organe comme source officielle. Elle tient également son organisation et a explicitement refusé de s’associer aux partis politiques pour préserver sa neutralité.
Quant à la sécurité et la confidentialité des utilisateurs, la patronne d’Actions for Development and Empowerment rassure que les données des personnes sont une priorité absolue au vue de la sensibilité du sujet. Une équipe interne vérifie rigoureusement toutes les informations avant publication afin d’éviter la désinformation.
L’organisation relève que, bien que plus de 8,2 millions d’électeurs aient été inscrits avant l’élection présidentielle d’octobre 2025 (ELECAM), une part importante de la population en âge de voter reste désengagée. L’accès limité à des informations électorales fiables, la désinformation généralisée, l’apathie politique et une faible culture civique numérique continuent de freiner une participation significative. Ils pensent que cette application est un outil nécessaire pour l’accompagnement des camerounais.
Auteur: Pierre Tahingam
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.