Campagne agricole humide: une bonne physionomie dans les TannounyanCampagne agricole humide: une bonne physionomie dans les Tannounyan
Le champ de riz de Dangouma Héma présente une bonne physionomie.

La campagne agricole humide 2026-2027 bat son plein dans la région des Tannounyan. Les cultures présentent, dans l’ensemble, une bonne physionomie. Les producteurs et les techniciens de l’agriculture nourrissent bien l’espoir d’avoir de bonnes récoltes.

Vendredi 28 août 2026 ,il est environ 11 heures à Diarabakoko, un village situé à une vingtaine de km de la ville de Banfora sur l’axe Banfora-Niangoloko. La localité a été arrosée la veille par la pluie et le sol toujours trempé le témoigne. Lamissa Soulama, producteur à Diarabakoko, a son champ à quelques 7 km du centre du village. Sur sa superficie de 7 ha, il a emblavé plusieurs spéculations.

Selon ses dires, 3 ha sont consacrés au maïs, deux ha au niébé, un ha à l’arachide et une petite portion de 0,28 ha est utilisé pour la production maraîchère où l’on trouve du poivron, de l’aubergine et de la tomate.

On ne parle plus de semis chez ce producteur, il se consacre actuellement à l’entretien de ses cultures. Il dit être à son deuxième sarclage pour le maïs et ce jour, tous ses plants présentent une bonne mine.

Le DR Minyemba Souobou : « Il n’y
a pas de motif d’inquiétude quant
à l’atteinte des objectifs assignés à
la région ».

Le maïs et l’arachide sont dans la phase de croissance végétative et certaines cultures maraichères ont commencé à donner des fruits. Le champ de Lamissa Soulama se présente bien aujourd’hui. Il confie dans la foulée que son champ est régulièrement visité par un technicien de l’agriculture qui suit ses cultures et lui prodigue des conseils à chaque passage.

Il a également reçu un appui des services de l’agriculture en début de campagne. De cet appui, il a cité la fumure organique et l’engrais foliaire reçus gracieusement, il affirme avoir obtenu de l’engrais et des semences subventionnés et bénéficié d’une formation sur la fabrication du compost. Ce qu’il apprécie à sa juste valeur. Il dit attendre un rende-ment de 3 à 4 tonnes à l’hectare pour le maïs, bien-sûr avec la complicité de dame pluie.

S’adapterà la pluviométrie

Un peu plus loin, nous sommes dans le champ de Dangouma Hema, un autre producteur de Diarabakoko. Sur sa superficie de 10 ha, il produit du riz sur 5 ha, du maïs sur 3 ha et de l’arachide sur les deux ha restants. Il a semé, il y a deux mois de cela et sa rizière, bien désherbée, présente une   bonne physionomie. Il s’apprête dans les jours à venir à un premier épandage d’engrais. M. Héma a également bénéficié de labour et de semence subventionnées des services de l’agri-culture. Ce riziculteur salue au passage la décision de l’Etat burkinabè de promouvoir la consommation du riz national. Selon la responsable de l’Unité d’appui technique en agri-culture (UATA) de Diarabakoko, Djénéba Seré, les cultures de sa zone présentent une bonne physionomie avec un stade beau-coup avancé pour les céréales aussi bien que les légumineuses. Les spécula-tions dominantes dans la zone sont les céréales (maïs, mil, sorgho, riz), et les légumineuses (ara-chide, voandzou, niébé, soja, sésame). A l’échelle régionale, le Directeur régional (DR) de l’agriculture, de l’eau, des ressources animales et

Le producteur, Lamissa Soulama,
a apprécié les appuis des services
de l’agriculture.

halieutiques, Minyemba Souobou, fait remarquer que la pluviométrie en date est satisfaisante. Pour la physionomie  globale  de  la campagne, il y a des motifs de satisfaction aux yeux du DR Souobou. « La physio-nomie est bonne même si les stades de croissance des cultures sont un peu dispa-rates », rassure Minyemba Souobou. Et de préciser que pour la plupart des cultures, les semis sont terminés depuis le mois de juillet. Les acteurs régio-naux de l’agriculture, foi de Minyemba Souobou, se sont adaptés en fonction des prévisions de la météo.

« Cette année, nous avons beaucoup privilégié les variétés à cycle court et intermédiaire. Chaque producteur a pu, en fonction de sa période de semis, choisir la variété adaptée », affirme Minyemba Souobou. Une particularité cette année de l’appui de l’Etat, le directeur régional laisse entendre qu’un grand nombre de ménages des populations des villages réinstallés ont bénéficié d’une opération spécifique à savoir la dotation gratuite en motoculteurs, en semences et en engrais.

Alpha Sékou BARRY

alphasekoubarry@gmail.com

Auteur: JK. Sidwaya
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