Auteur : lundi 29 décembre 2025 15:06

La victoire des Verts à Rabat lors de cette phase de poules de la CAN 2025 masque une réalité technique qui mérite qu’on s’y attarde. Si le score est en faveur de l’Algérie, la performance de Luca Zidane dans les cages pose une question centrale : son style de jeu est-il adapté à la pression des grands tournois africains ?

On attendait Luca Zidane pour sa qualité de relance, véritable « marque de fabrique » du portier de Grenade. Pourtant, face au pressing agressif du Burkina Faso, le système a montré des failles majeures :

Un déchet technique inhabituel : Après un match inaugural contre le Soudan où il n’avait manqué que 3 transmissions, Luca a totalement dévissé lors de la rencontre suivante.

Le chiffre qui fâche : Avec 17 ballons rendus directement à l’adversaire, son taux de réussite à la passe a chuté sous la barre des 65%.

L’impact sur le bloc : Chaque dégagement raté a agi comme un boomerang, forçant la défense à reculer et empêchant les milieux de terrain de se projeter.

Au-delà de la relance, la sérénité du gardien est scrutée. Si Luca Zidane a réalisé quelques arrêts sur des têtes cadrées en fin de match, son bilan global reste teinté de réussite :

Le facteur chance : Sauvé par son montant juste avant la pause, il a frôlé le tournant du match.

Manque d’impact physique : Face à l’engagement physique des Étalons, ses sorties aériennes manquent encore d’autorité, une constante que l’on avait déjà aperçue lors de ses débuts contre l’Ouganda en octobre dernier.

Le sélectionneur se retrouve face à un choix de riche, mais risqué. D’un côté, un gardien « moderne » capable de jouer haut, de l’autre, une fébrilité qui pourrait coûter cher lors des matchs à élimination directe.

L’exigence du poste : En équipe nationale, l’indulgence est un luxe qu’on ne peut pas s’offrir. Si l’on compare ces chiffres à ceux d’un gardien plus « classique », le débat sur la hiérarchie des portiers (en l’absence de Guendouz) va forcément se durcir.

Luca Zidane a les qualités pour être le numéro 1, mais sa performance contre le Burkina Faso est un avertissement sérieux. Avec moins de 2 passes réussies sur 3, il ne remplit plus sa mission de premier relanceur.

Pour la suite de cette CAN 2025, l’Algérie aura besoin d’un Zidane aussi précis qu’au premier match, sous peine de voir son ambition freinée par des erreurs de construction évitables.

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