Obtenir un permis d’études pour le Canada n’est pas chose facile pour de nombreux étudiants africains francophones. A en croire le député Alexis Brunelle-Duceppe, le tauxde rejet pour ceux en provenance de l’Algérie, de la République démocratique du Congo, du Togo, du Sénégal est estimé à 80%. En ce qui concerne le Cameroun, 88% des étudiants francophones essuient un refus catégorique de la part des autorités canadiennes. C’est ce que révèle une enquête menée par un Comité national composé d’élus de toutes allégeances politiques qui a interrogé une trentaine de personnes y compris le ministre de l’Immigration, Sean Fraser du 1er février au 1er mars dernier 2022.

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A en croire les conclusions de ladite enquête, les refus s’expliquent notamment par de possibles préjugés raciaux. Pourtant, «avant de faire leur demande de papiers, ces étudiants ont été acceptés par les universités. Ils ont prouvé qu’ils ont les moyens financiers de subvenir à leurs besoins une fois arrivés sur le sol canadien. Parfois, ils ont même reçu des bourses d’études», explique un avocat en immigration contacté par nos confrères de RFI.

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Dans un récent rapport, le Comité permanent de la citoyenneté et de l’immigration interpelle Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (Ircc) ; ministère responsable des programmes et des services d’immigration, d’établissement, de réinstallation et de citoyenneté. « Si les ressortissants du continent africain peuvent jouer un rôle dans la pérennité de communautés francophones au Québec et dans le reste du Canada, les étudiants originaires d’Afrique ont beaucoup de difficulté à venir étudier au pays »,lit-on.Ledit rapport dénonce notamment les « différences systémiques » et décisions « souvent arbitraires ».

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Pour Martin Normand de l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne, « ce problème du taux élevé de refus des permis d’études est documenté depuis au moins une quinzaine d’années ».  Et pourtant, « les universités dépendent beaucoup des étudiants internationaux dans la structure de leurs revenus ».

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Auteur: marius zogo
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