Mobilisation positive
Nous avons là une opportunité, une occasion à nulle autre pareille de favoriser l’insertion sociale, professionnelle, civique de notre jeunesse, notamment celle passée à travers toutes les mailles des filets d’inclusion.
Tout est parti de l’intention de Sa Majesté de faire de la CAN non seulement la fête du football mais également un moment de fête populaire pour l’ensemble de la population, et bien entendu tout particulièrement pour la jeunesse.
Non seulement dans les villes, et bien sûr celles concernées par l’organisation des matchs, mais aussi dans toutes les communes jusqu’aux plus modestes.
D’où l’idée de répertorier tous les groupes de jeunes qu’ils soient musicaux, d’animation, artistes de rues, etc. afin de donner cette touche festive à l’ensemble du Royaume.
Les équipes se sont mises en route : à la Fédé (je voudrais saluer tout particulièrement le Comité local d’organisation et la Fondation Maroc 2030) à la CAF, chez les prestataires… mais aussi au sein du mouvement associatif, notamment le maillage de terrain : les clubs sportifs, les associations de terrain, les jeunes volontaires…
Alors bien sûr, fidèle à mon credo je ne dirais pas que tout est un long parcours de pétales de roses, il y a hélas les épines. Et je pourrais vous raconter les déboires de centaines de jeunes, animés de leur niya, qui se trouvent aux prises avec le sempiternel fléau «Bak sahbi» qui hélas va se nicher jusque-à.
Mais l’heure est à la mobilisation positive, à l’envie, à l’enthousiasme… chacun(e) est appelé en renfort pour faire de cette CAN la meilleure que l’on ait vue…
L’heure est aux ondes porteuses, c’est après la réussite de cet évènement planétaire que nous pourrons faire le bilan des erreurs – l’erreur involontaire, celle que l’on pourrait appeler de novice est acceptable et excusable, ce qui ne l’est pas ce sont les fautes dues à l’égoïsme, à l’incompétence, ou aux intérêts personnels.
Faisons en sorte que la CAN soit la CAN de tous, la CAN pour tous, la CAN avec tous !
Nous avons là une opportunité, une occasion à nulle autre pareille de favoriser l’insertion sociale, professionnelle, civique de notre jeunesse, notamment celle passée à travers toutes les mailles des filets d’inclusion.
Nous devons aussi saisir la perche pour jeter les bases durables d’un réel partenariat entre associations de jeunes du Royaume et celles de la diaspora, et plus largement les jeunes Marocains du pays et les jeunes MRE, il faut d’ailleurs saluer cette Caravane de la diaspora mise en place qui a déjà fait escale à Londres puis Paris.
À titre personnel moi qui suis un acteur de toujours du vivre-ensemble et un militant de terrain de la cause de la Jeunesse j’y vois un formidable tremplin pour le rapprochement entre les cultures, les religions, les identités : la possibilité de donner un sens encore plus large au concept de Maroc Pluriel.
La CAN est de fait l’opportunité rêvée pour réunir autour d’un objectif commun tout le peuple marocain, de (re)donner du sens à l’esprit l’équipe, de sonner la mobilisation générale et sûrement une occasion unique pour une formation – de tous sans exclusive – plus que nécessaire, au civisme et aux règles de vie en société.
C’est l’image de notre pays, c’est l’image de chacun qui est en jeu -sous l’œil des caméras du monde- ne laissons pas passer ce volet hyper important, à travers la CAN c’est notre développement des prochaines années qui se joue.
Pour que tout cela se produise, une seule façon de faire : impliquer tout un chacun, donner à tous le sentiment profond qu’il est un rouage essentiel de la réussite et donc que cet événement lui appartient afin qu’il se l’approprie. Certains tentés d’en faire la chose d’un petit club de privilégiés en seront comptables, c’est d’une Nation qu’il s’agit et d’un Roi vigilant et attentif à chacun.
Auteur: Ahmed GHAYET
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