Le report de l’élection élection présidentielle décidé et annoncé par le conseil constitutionnel offre une chance au dialogue national sans exclusive. Désormais, les efforts doivent être portés et concentrés sur la recherche d’une sortie de crise définitive et la construction d’un consensus national sur des questions essentielles. Il s’agit de s’entendre sur l’urgence de réunir les conditions nécessaires et favorables pour la relance du processus électoral dans les plus brefs délais et mettre fin à une parenthèse ouverte au lendemain de la démission du président sortant. Pour l’heure, le plus important est de rester strictement dans le cadre du respect de la constitution à travers l’élection le plus tôt possible d’un nouveau président de la République. La tenue du scrutin constitue, il faut le souligner, la clé de la solution à la crise politique née au lendemain du mouvement du 22 février dernier. Une contestation citoyenne pacifique portée par des millions d’Algériens qui revendiquent des changements politiques importants et des reformes approfondies et audacieuses. Bien des acquis ont été obtenus, d’autres sont en voie de concrétisation. Le report du rendez-vous du 4 juillet 2019 doit constituer le début d’un processus visant à réunir les conditions favorables pour l’élection d’un nouveau président de la République dans les meilleurs délais. Cette nouvelle phase va commencer d’abord par les discussions qui seront entamées sur la mise en place d’une instance qui aura pour mission d’assurer l’encadrement de l’ensemble des opérations électorales durant le prochain scrutin. Cette structure à caractère hautement politique, longtemps revendiquée par une grande partie de la classe politique, notamment l’opposition, constituera à coup sûr, une garantie supplémentaire pour la régularité et la transparence du scrutin présidentiel. Ses missions et son fonctionnement restent à définir au cours des consultations politiques qui seront menées au sujet des prochaines élections. Les propositions des formations et personnalités politiques sur cette question et sur d’autres poseront les jalons d’un consensus national.
Cette structure viendra s’ajouter aux autres gages et assurances prévus par la Constitution et la loi portant régime électoral. La réussite du prochain round du dialogue dépend de l’engagement et l’implication de tous les acteurs et les intellectuels. Il y va de l’intérêt suprême du pays. La tenue de la présidentielle dans des conditions consensuelles et favorables constitue une priorité et même une urgence. Cette nécessité interpelle toutes les bonnes volontés pour permettre au pays de renouer avec la stabilité politique. L’organisation de scrutin présidentiel est un gage de renforcement de la démocratie. Le nouveau président élu aura la légitimité populaire par les urnes pour engager des réformes nécessaires à même de bâtir des institutions fortes et engager le pays sur la voie de la modernité et le progrès. Beaucoup de chantiers attendent le futur chef de l’Etat mais les défis économiques apparaissent comme les plus importants dans un contexte mondial difficile et une conjoncture marquée par une instabilité chronique du marché de l’énergie. Depuis 2014, les pays producteurs du pétrole font face aux effets de la chute des prix de cette matière.
Le consensus attendu et espéré autour du prochain scrutin et ce à travers l’adhésion et l’implication de tous les acteurs politiques ainsi que toutes les bonnes volontés va permettre à l’Algérie d’amorcer une nouvelle étape sur le chemin de la démocratisation et du renouveau économique.
La sortie de crise passe par la voie des urnes et l’expression démocratique de la voix du peuple qui choisira qui concrétisera dans les faits et sur le terrain, ses attentes et ses aspirations. En d’autres termes celui réalisera son rêve pour lequel il manifeste depuis février. C’est par un dialogue sérieux et franc et la tenue des élections dans un climat apaisé que tout est possible. Tout est réalisable.
M. Oumalek
Auteur: elmoudjahid
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