Depuis le début de l’offensive de Khalifa Haftar, le 4 avril dernier, de nombreuses voix ont fait part de leur inquiétude quant au danger qui guettait les migrants, pris en étau dans ces camps à Tripoli.

Un raid aérien, attribué au controversé maréchal Khalifa Haftar, a provoqué un carnage dans un centre pour migrants à Tripoli, ont affirmé des sources officielles et l’Onu. Pas moins d’une quarantaine de migrants ont péri dans ces frappes nocturnes, qui ont blessé aussi plus de 130 autres personnes, selon un premier bilan, appelé à s’alourdir, selon un porte-parole des services de secours, Osama Ali, cité par l’AFP.  “Le bilan pourrait s’aggraver”, a-t-il ajouté, précisant que 120 migrants étaient détenus dans le hangar qui se trouve dans la localité de Tajjourah, 14 km à l’est de la capitale Tripoli. 

Les recherches se poursuivent encore pour retrouver d’éventuelles victimes ou survivants sous les décombres, ont souligné des sources médicales et des secouristes.  Le centre abrite plus de 600 migrants et réfugiés, en majorité des Soudanais et des Érythréens.  Deux des cinq hangars ont été touchés par ces frappes nocturnes survenues avant minuit.  Les troupes de Khalifa Haftar, bras armé du gouvernement parallèle de l’Est libyen, sont accusées par le Gouvernement d’union nationale (GNA) d’être derrière ce qu’il a qualifié de “crime odieux”. Le GNA, internationalement reconnu, a pointé du doigt l’homme fort de l’Est, le qualifiant dans un communiqué de “criminel de guerre” et l’accusant d’avoir mené cette attaque de manière préméditée et précise. C’est la deuxième fois qu’un centre pour migrants a été touché par des frappes aériennes dans cette localité, où sont positionnées les forces du GNA. 

“Crime de guerre”
“Cet attentat pourrait clairement constituer un crime de guerre, frappant des innocents (…) contraints d’échouer dans cet abri par des conditions de vie épouvantables”, a indiqué l’émissaire spécial de l’Onu en Libye, Ghassane Salamé dans un communiqué. Il a appelé la communauté internationale à condamner ce crime et à imposer les sanctions appropriées à ceux qui ont mené cette opération en violation flagrante du droit international humanitaire. Selon le communiqué de la mission de l’ONU en Libye (Manul), “ce carnage ignoble et sanglant est une conséquence des plus horribles et tragiques de l’absurdité de cette guerre”. Le carnage d’hier a suscité aussi une vive réaction de Bruxelles. “L’Union européenne s’associe à l’appel lancé à l’ONU pour qu’elle mène immédiatement une enquête sur les auteurs de cet horrible attentat”, a déclaré la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, dans un communiqué. 

“L’attaque choquante et tragique d’un centre de détention à Tripoli nous rappelle le coût humain du conflit en Libye ainsi que la situation désastreuse et vulnérable des migrants pris dans la spirale de la violence dans ce pays”, a-t-elle souligné. “Cette nouvelle tragédie montre l’impact atroce de la guerre sur la population civile”, a déclaré hier le ministre italien des Affaires étrangères, Enzo Moavero, dans un communiqué. Interrogé par l’AFP, l’envoyé spécial du HCR pour la Méditerranée centrale, Vincent Cochetel, a parlé d’“un évènement tragique qui aurait pu être évité”, précisant avoir partagé avec toutes les parties au conflit les coordonnées GPS de tous les centres de détention.

Et d’ajouter : “Nous savions qu’il y avait ce risque un jour ou l’autre d’attaques avec des risques collatéraux intentionnels ou non intentionnels, nous avions demandé la fermeture du centre et nous n’avons pas été écoutés”. L’envoyé onusien a mis en cause la politique européenne en Libye. “Il y a un certain aveuglement au niveau des pays européens sur la situation des migrants en Libye, qui se détériore depuis des mois. Les récents combats ont créé une situation encore pire”, a-t-il accusé.

Lyès Menacer

Depuis le début de l’offensive de Khalifa Haftar, le 4 avril dernier, de nombreuses voix ont fait part de leur inquiétude quant au danger qui guettait les migrants, pris en étau dans ces camps à Tripoli.

Un raid aérien, attribué au controversé maréchal Khalifa Haftar, a provoqué un carnage dans un centre pour migrants à Tripoli, ont affirmé des sources officielles et l’Onu. Pas moins d’une quarantaine de migrants ont péri dans ces frappes nocturnes, qui ont blessé aussi plus de 130 autres personnes, selon un premier bilan, appelé à s’alourdir, selon un porte-parole des services de secours, Osama Ali, cité par l’AFP.  “Le bilan pourrait s’aggraver”, a-t-il ajouté, précisant que 120 migrants étaient détenus dans le hangar qui se trouve dans la localité de Tajjourah, 14 km à l’est de la capitale Tripoli. 

Les recherches se poursuivent encore pour retrouver d’éventuelles victimes ou survivants sous les décombres, ont souligné des sources médicales et des secouristes.  Le centre abrite plus de 600 migrants et réfugiés, en majorité des Soudanais et des Érythréens.  Deux des cinq hangars ont été touchés par ces frappes nocturnes survenues avant minuit.  Les troupes de Khalifa Haftar, bras armé du gouvernement parallèle de l’Est libyen, sont accusées par le Gouvernement d’union nationale (GNA) d’être derrière ce qu’il a qualifié de “crime odieux”. Le GNA, internationalement reconnu, a pointé du doigt l’homme fort de l’Est, le qualifiant dans un communiqué de “criminel de guerre” et l’accusant d’avoir mené cette attaque de manière préméditée et précise. C’est la deuxième fois qu’un centre pour migrants a été touché par des frappes aériennes dans cette localité, où sont positionnées les forces du GNA. 

“Crime de guerre”
“Cet attentat pourrait clairement constituer un crime de guerre, frappant des innocents (…) contraints d’échouer dans cet abri par des conditions de vie épouvantables”, a indiqué l’émissaire spécial de l’Onu en Libye, Ghassane Salamé dans un communiqué. Il a appelé la communauté internationale à condamner ce crime et à imposer les sanctions appropriées à ceux qui ont mené cette opération en violation flagrante du droit international humanitaire. Selon le communiqué de la mission de l’ONU en Libye (Manul), “ce carnage ignoble et sanglant est une conséquence des plus horribles et tragiques de l’absurdité de cette guerre”. Le carnage d’hier a suscité aussi une vive réaction de Bruxelles. “L’Union européenne s’associe à l’appel lancé à l’ONU pour qu’elle mène immédiatement une enquête sur les auteurs de cet horrible attentat”, a déclaré la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, dans un communiqué. 

“L’attaque choquante et tragique d’un centre de détention à Tripoli nous rappelle le coût humain du conflit en Libye ainsi que la situation désastreuse et vulnérable des migrants pris dans la spirale de la violence dans ce pays”, a-t-elle souligné. “Cette nouvelle tragédie montre l’impact atroce de la guerre sur la population civile”, a déclaré hier le ministre italien des Affaires étrangères, Enzo Moavero, dans un communiqué. Interrogé par l’AFP, l’envoyé spécial du HCR pour la Méditerranée centrale, Vincent Cochetel, a parlé d’“un évènement tragique qui aurait pu être évité”, précisant avoir partagé avec toutes les parties au conflit les coordonnées GPS de tous les centres de détention.

Et d’ajouter : “Nous savions qu’il y avait ce risque un jour ou l’autre d’attaques avec des risques collatéraux intentionnels ou non intentionnels, nous avions demandé la fermeture du centre et nous n’avons pas été écoutés”. L’envoyé onusien a mis en cause la politique européenne en Libye. “Il y a un certain aveuglement au niveau des pays européens sur la situation des migrants en Libye, qui se détériore depuis des mois. Les récents combats ont créé une situation encore pire”, a-t-il accusé.

Lyès Menacer

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