Un pavé dans la mare

Le joueur de l’USM Harrach, Bilal Naïli, suspendu pour dopage, se défend et clame son innocence. Il déclare: «Ce n’est pas mon échantillon qui a été analysé.»

Si cela s’avérerait vrai, ce serait un autre scandale à ajouter à notre football, dont limage est bien ternie après pas moins de 5 cas de dopage confirmés en 4 mois. De plus et si ce que déclare Naïli s’avérerait vrai, ce serait toute la crédibilité de la Commission antidopage qui sera remise en cause. La Ligue de football professionnel (LFP) avait annoncé que «Naïli a été contrôlé positif après le prélèvement de ses urines effectué le 26 janvier dernier au stade du 1er-Novembre d’El Harrach lors de la rencontre USM Harrach – RC Relizane comptant pour la 19e journée du Championnat de ligue 2». «Le laboratoire antidopage de Lausanne suisse accrédité par l’agence mondiale antidopage AMA a confirmé la présence de produits interdits dans ses urines», ajoute la même source.

Des révélations fracassantes
Or, le joueur se défend en déclarant que «l’urine qui a été analysée n’est pas la mienne et je demande donc à ce qu’on effectue les démarches nécessaires pour vérifier la véracité de mes propos». Le joueur harrachi raconte: «Dans la semaine qui a précédé ce match, j’étais blessé. J’avais une déchirure musculaire, ce qui m’a contraint à faire une injection et le produit qui m’a été injecté est un produit positif en cas d’analyse. Lors de ce match contre Relizane, le médecin de notre équipe m’a informé que j’ai été tiré au sort avec un autre joueur pour effectuer des analyse antidopage. Là, j’ai raconté au médecin cet état de fait et cette injection que j’ai faite pour calmer la douleur de la déchirure musculaire.» Naïli poursuit son histoire en indiquant: «Le médecin m’a informé que, finalement, on a changé son nom et ce sont deux autres joueurs qui seront concernés par cette analyse. J’ai donc pris mes affaires et je suis revenu chez moi. Et voilà qu’on annonce que je suis suspendu pour cette histoire de dopage. Moi, je dirai que ce n’est pas mon échantillon qui a été analysé. Et pour ce faire, je crois que les membres de la commission chargés de cette affaire peuvent bien vérifier mes dires pour découvrir que je dis la vérité.» Naili fait remarquer par la suite qu’«en réalité, lorsqu’on effectue des analyses on prélève deux tubes d’analyse le «A» et le «B». Le «A» irait pour le laboratoire d’analyse et le «B» reste au niveau de la Commission. Je suis prêt à fournir un échantillon de mon urine et aux membres de la commission de vérifier avec l’échantillon «B» qui est en leur possession en les comparant pour voir que je dis la vérité». Le joueur laisse entendre que ces changements concernant les joueurs concernés par les tests antidopage se font souvent dans les matchs de championnat, ce qui est, on ne peut plus, un fait très grave, nécessitant une enquête de la part de la FAF pour y mettre un terme.

Rendez-vous lundi
Pour le moment, le joueur attend lundi prochain pour être auditionné et on verra la suite à donner à cette nouvelle affaire de dopage «présumé» selon les dires du joueur concerné. C’est le cinquième joueur épinglé depuis 4 mois pour dopage, après le gardien de but de l’US Biskra (Ligue 2) Walid Gaha, contrôlé positif en décembre 2018 et suspendu pour six mois dont trois mois avec sursis, et le milieu de terrain du MC Alger (Ligue 1), Hichem Cherif El Ouezzani, contrôlé positif et suspendu 4 ans ferme de toutes compétitions ou activités sportives à compter du 30 janvier 2019 plus une amende de 200 000 dinars. Il y a aussi le joueur du SA Mohammadia, Kheireddine Hadj, en amateur pour avoir refusé de se soumettre aux analyses le 26 janvier dernier sans oublier le joueur du RC Kouba, Oussama Belatrèche, positif lors du match contre l’USM Bida en janvier dernier également. Cette nouvelle affaire de Naïli est donc à suivre de par la tournure qu’elle risque de prendre dans le cas où il s’avère que le joueur de l’USMH dit vrai à propos de l’échantillon analysé qui, selon lui, n’est pas le sien…

Auteur:
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.