Avec un taux d’avancement des travaux estimé à plus de 80%, le projet de la future station de dessalement de l’eau de mer de Casablanca devra entrer en service au mois de février de l’année prochaine. Même avec un léger retard sur le calendrier initial (fin 2026), la perspective de son lancement opérationnel est une bonne nouvelle pour la métropole et ses environs.
En tant que l’un des principaux axes de la sécurisation des ressources hydrique de la région la plus peuplée du pays (plus de 7,5 millions d’habitants), aux côtés de l’autoroute de l’eau devant relier les bassins du Bouregreg et et Oum Errabia, la future station permettra de répondre à la demande croissante du Grand Casablanca, des villes de Settat, de Berrechid et de Bir Jdid et des zones avoisinantes, qui ont été rudement touchées par la dernière sécheresse.
Réalisée en deux tranches sur un terrain de 50 ha et nécessitera un investissement global de 6,5 milliards de dirhams, mobilisé grâce à un partenariat public-privé, le projet porte, dans sa première phase, sur une capacité de 548.000 m3 d’eau traitée par jour (200 millions de m3 par an), extensible, dans une deuxième phase à 822.000 m3 par jour, soit 100 millions de m3 supplémentaires par an, dont 50 millions à usage agricole.
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Ce projet d’envergure consiste en la réalisation d’une unité de dessalement d’eau de mer par osmose inverse et la mise en place d’un système de transport de l’eau potable produite comprenant trois stations de pompages, trois réservoirs de stockage et un réseau de distribution de près de 130 kilomètres de conduites d’adduction. Ce système de transport d’eau potable nécessitera, pour sa part, une enveloppe de 3 milliards de dirhams financés par des fonds publics.
De dernière génération, la station de dessalement de l’eau de mer de Casablanca sera alimentée à 100% par de l’énergie renouvelable et sa gestion sera entièrement automatisée. Elle comportera deux conduites d’amenée d’eau de mer de 1850 ml de longueur, un émissaire de rejet de 2500 ml de longueur, des installations de dessalement par osmose inverse (des filtres sous pression et des microfiltres), une unité de traitement des boues, un Centre de contrôle et de gestion et des stations de pompage, outre un réservoir de stockage de l’eau potable produite.
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Face à l’incertitude climatique et à l’irrégularité des précipitations, le Maroc fait donc de cette technologie une priorité de sa politique de l’eau, avec l’objectif de couvrir 60 % de ses besoins en eau potable grâce au dessalement (contre 25 % actuellement), soit 1,7 milliard de m³ d’eau dessalée par an à l’horizon 2030.
Le pays aura, alors, besoin de porter à 36 le nombre de stations contre une vingtaine à l’heure actuelle. Entre celles en cours de réalisation et celles budgétées, l’objectif semble à portée de main.
Auteur: Jamal Chibli
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