
«Cette renonciation aux bénéfices de Sonatrach et de Sonelgaz est une aide indirecte à ces entreprises en difficulté pour leur permettre de continuer à développer les capacités de production, de distribution et d’exportation tout en diminuant le besoin à des financements étrangers ou à des emprunts. Il s’agit donc d’alléger un tant soit peu les contraintes financières qui pèsent sur le projet de développement de la Sonatrach et de la Sonelgaz», selon le professeur en finances publiques, Zine Barka.
En plus du financement des mesures contenues dans le projet de loi de finances 2022 dont la mise en œuvre s’annonce difficile, l’importation – à titre urgent et exceptionnel de produits alimentaires pour préserver le pouvoir d’achat et inonder le marché – est prévue comme décidé à l’issue du dernier Conseil des ministres.
La facture alimentaire s’annonce donc en hausse cette année. Une facture qui viendra alourdir le budget de l’Etat au moment où les ressources financières restent faibles dans ce contexte de crise qui laisse place aux mesures conjoncturelles.
Des mesures dont l’application nécessite la mobilisation d’importantes enveloppes financières supplémentaires. Justement, en écartant l’endettement extérieur et le recours à la planche à billets, comment assurer le financement en ces temps de tensions budgétaires sachant déjà que la mise en œuvre du plan d’action du gouvernement enregistre un retard ?
Une situation à laquelle s’ajoutent les difficultés dans lesquelles se débattent les entreprises publiques qui bénéficient à chaque fois d’aides de l’Etat pour leur restructuration.
Mais sans résultats, alors qu’en parallèle d’autres entreprises ont pris l’habitude de voler au secours de l’Etat qui puise de leurs bénéfices pour ses besoins en financement.
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Auteur: Anis Khecheba
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