Pour marquer la commémoration de la journée de la Victoire, qui coïncide avec le 19 mars de chaque année, le siège du Croissant-Rouge algérien (CRA) a abrité, hier, une cérémonie, pour rendre hommage à des femmes au parcours exceptionnel.

Une ambiance très particulière a prévalu au siège de l’association d’aide humanitaire algérienne sise au boulevard Mohammed-V à Alger, où plusieurs personnalités publiques et diplomatiques  sont venues partager cette célébration empreinte de joie et de fierté. 

Présidant la rencontre, Mme Saïda Benhabylès a affirmé d’emblée que « le Croissant-Rouge algérien a, depuis toujours, œuvré à promouvoir la culture de la mémoire. Il s’inscrit toujours  dans les démarches visant à rappeler les hauts faits de l’histoire, rendre hommage et exprimer sa gratitude  à ceux qui l’ont précédé dans le combat ».

A cet effet, elle a salué le  rôle humanitaire et médiatique du CRA durant la guerre de Libération nationale,  ce qui a permis d’ «internationaliser» la question algérienne, de dévoiler la politique barbare de la colonisation française et de faire entendre la voix du peuple algérien qui militait pour rétablir sa  souveraineté.

La présidente du CRA a également souligné, dans ce sillage, que le mois de mars est un mois dédié aux femmes. « Il est riche en célébrations et évènements de tous genres. La femme est à l’honneur. Nous avons distingué aujourd’hui un panel de figures symbole », a-t-elle indiqué.

En effet, dans le panel de personnalités honorées par le CRA figurent des femmes moudjahidate qui ont participé à la libération du pays du joug colonial. Il s’agit des moudjahidate Belkhiri Hedda et Arfa Ouarda, de femmes palestiniennes  et sahraouies connues pour être des symboles de la résistance, et reconnues pour leur attachement à leur patrie. 

L’hommage a été rendu également à la militante, infirmière bénévole au sein du Croissant-Rouge de Dar el-Beïda,  la Sœur religieuse  Miguelez Nicolas. « Nous sommes musulmans, elle est chrétienne, mais nous avons un dénominateur commun. Nous croyons en l’humanitaire. Il n’y a pas de distinction de religions,  de sexes et de frontière géographique  quand il s’agit de porter secours à son prochain», a fait savoir Mme Benhabylès.

Visiblement très émue par cette distinction, l’honorable Belkhiri Hedda a tenu à exprimer sa gratitude et dit avoir prié pour la mère-patrie : « Je prie pour mon pays pour qu’il reste uni  et pour que la paix règne en Algérie », a-t-elle dit. 

Mme Arfa Ouarda a, de son côté, souligné le fait que les moudjahidate algériennes ont eu un rôle prépondérant durant la Révolution du 1er Novembre. «Elles ont démontré qu’elles pouvaient constituer un second souffle réel pour la lutte de Libération », a-t-elle dit, relatant au passage quelques faits riches en enseignements et qui ont été chaleureusement applaudis. 

Prenant la parole à son tour, Mme Meriem Salek Ali, membre directeur du Front Polisario et ancienne ministre de l’Education et de la Culture, a exprimé sa fierté de prendre part à cette cérémonie. Elle a salué l’action de la femme sahraouie à travers sa résistance et son combat pour l’indépendance de son pays. «Je tiens à mettre l’accent sur le rôle efficient de la femme sahraouie dans la défense de sa cause juste, et à sa forte résistance devant les exactions de l’oppresseur qui ne lui épargne aucune peine, lui déniant ses droits les plus minimes », a-t-elle dit,  avant de dénoncer «les violations des droits des civils sahraouis sans défense dans les territoires sahraouis occupés».

Mme  Ghaloula Brahim Bachri, l’épouse de l’ambassadeur de la Palestine à Alger, Manar Aïssa, ainsi que la représentante de l’Union des femmes palestiniennes à Alger, Nesrine Mokdad, ont également été honorées. Dans ce cadre, Mme Benhabylès a réaffirmé la position constante de  l’Algérie à l’égard des questions justes et son soutien aux peuples qui  aspirent à l’autodétermination, particulièrement les peuples palestinien et sahraoui.

 Dans une déclaration à la presse, en marge de la cérémonie, MmeBenhabylès a indiqué que le mouvement de protestation organisé depuis des semaines constitue «un nouvel acquis dans le cadre de l’approfondissement de la démocratie», saluant «la conscience de la jeunesse» algérienne qui aspire à «une vie meilleure».

La cérémonie a été également marquée par la présence de plusieurs ambassadeurs et ambassadrices de plusieurs pays qui ont tenu à exprimer leur admiration vis-à-vis de ces femmes courageuses et combattantes à qui le Croissant-Rouge Algérien a rendu hommage. 

Sarah A. Benali Cherif 

Auteur: elmoudjahid
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