
ALGER – La célébration, jeudi, de la 29e édition de la Journée nationale de vulgarisation agricole dans la wilaya d’Alger a été axée sur l’optimisation des ressources hydriques pour surmonter le manque de pluviométrie et optimiser les récoltes stratégiques.
« Nous avons focalisé cette année sur le thème de l’économie de l’eau pour parer au stress hydrique, mais également sur le respect de l’itinéraire technique, notamment dans les filières céréalières », a indiqué le directeur des services agricoles de la wilaya d’Alger, Kamel Fedala.
M. Fedala a évoqué à ce titre les subventions « importantes » destinées aux agriculteurs pour les encourager à utiliser les différents systèmes d’économie d’eau, notamment la goutte à goutte et l’irrigation par aspersion.
A ce propos, il a souligné qu’au niveau de la wilaya d’Alger, les services agricoles misaient sur l’augmentation de l’irrigation d’appoint notamment dans la filière céréalière, pour atteindre 800 hectares de surfaces irriguées contre 500 hectares actuellement.
Il estime tout de même que le rendement de la céréaliculture dans la capitale dépasse les 35 quintaux à l’hectare, expliquant cette moyenne appréciable à la faveur de la bonne pluviométrie qui la caractérise, par rapport à certaines wilayas en situation de stress hydrique.
Soulignant le rôle de l’agriculture urbaine dans l’alimentation du monde citadin, M. Fedala a affirmé que le nombre important de serres agricoles implantées du côté de l’Est et de l’Ouest d’Alger « assurent à 100% les besoins de la population algéroise, notamment en produits maraîchers ».
Afin de préserver davantage l’agriculture urbaine et assurer une abondance permanente, il a fait savoir que les services agricoles de la wilaya d’Alger prévoyaient l’implantation de serres multi-chapelles.
Pour sa part, le président de la Chambre d’agriculture de la wilaya d’Alger, Ibrahim Djeribia a affirmé que les journées d’information et de vulgarisation contribuaient énormément à développer une agriculture fondée sur des bases scientifiques et respectueuses de l’environnement.
« Il s’agit de sensibiliser les agriculteurs sur le respect de l’itinéraire technique pour augmenter les rendements en minimisant l’utilisation des pesticides et les produits chimiques, tout en optimisant les ressources hydriques », a-t-il souligné.
Outre le développement des produits stratégiques (céréales et cultures maraîchères), M. Djeribia a également mis en avant les filières à forte valeur ajoutée, telle l’apiculture qui contribuent à améliorer les conditions financières des jeunes agriculteurs.
A ce propos, il a souligné la contribution de la chambre dans la formation et l’initiation des jeunes dans ce domaine. « Rien que pour cette année, nous avons programmé la formation et l’accompagnement de 120 apiculteurs pour les aider à monter leur projet dans le cadre d’une convention que nous avons conclue avec l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat (ANADE) », a-t-il ajouté.
Tenue sous le slogan « 60 ans de réalisation pour acquérir la sécurité alimentaire », cette journée de vulgarisation qui coïncide avec le démarrage de la nouvelle campagne agricole et la célébration de la 60e anniversaire de l’indépendance, a été organisée dans la commune de Birtouta au niveau d’une exploitation agricole d’un ancien moudjahid.
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