En effet, la soirée de dimanche dernier était très distinguée, une soirée solennelle riche à travers laquelle, le maestro Amine Kouider et son orchestre ont dressé une mosaïque musicale de notre patrimoine culturel amazigh. Baptisée « Yennayer, une symphonie amazigh », cette soirée de 12 janvier, qui coïncide chaque année avec la célébration de l’an amazigh, a été animée par quatre interprètes qui étaient accompagné de l’orchestre symphonique sous la baguette du virtuose chef d’orchestre, offrant un cocktail musical qui se plonge dans les profondeurs de la musique amazighe, un voyage de rêve dans le genre musical ancestralalliant plusieurs styles musicaux. Les musiciens de l’Orchestre symphonique de l’Opéra d’Alger ont enchaîné des pièces musicales accompagnant un florilège de chants amazighs, rendus par quatre chanteurs issus de différentes régions d’Algérie notamment le targui, kabyle, chaoui et mozabite.Le La de la soirée a été donné par le maître de la symphonie, qui a été accueilli avec un tonner d’applaudissement des plus nourris, transportant son public dans un voyage vers le Tassili n’Ajjer en interprétant Tiniri (le désert) du groupe Tarwan et enchainant avec Ayetmanin avant d’inviter Djamila mansouri sur scène pour interpréter « Timawadin »(Les jeunes de mon pays)

et « Amin amin ». Habillé en robe chaoui avec tus ses bijoux, l’interprète de la musique des Aurès Nadia Guerfi a gratifié les présents de la prestigieuse salle BoualemBessaïah, avec sa voix sauve elle a interprété « AkerdAnoguir » (lève-toi pour partir) une chanson de l’icône de la chanson chaouiAissaDjarmouniet « Gherslmal » (il est aisé), une reprise par de grands noms de la chanson algérienne dont Chebba Yamina. Pour sa part Aghlanede son vrai nom Mohamed Anis Hadjouja, a rendu hommage à la chanson mozabite, avec les célèbres chansons « LachiLachi » du groupe Berian de Ghardaia »Ayanouji » (Mon bébé) d’Adel M’zab.En clôture de cette envoutante soirée, ZohirMazari qui était vêtu d’une magnifique tenue kabyle a enchanté, le publique mélomane venu très nombreux, avec de cèlèbres chansons degrands maîtres de la chanson kabyle, « Amedyez » (Le poète), une chanson signée Idir en hommage à Mouloud Mamameri (Idir), « Ah ay akham » (maison abandonnée) d’AkliYahiatène, ainsi que « Ouretsrou » de Djamel Allam, et il achève son numéro avec une chanson rythmée de Aït Menguelate « Ketchinirouh ». L’orchestre symphonique sous la baguette de Amine Kouider a brillé de toutes les couleurs des notes musicales, brisant tous les obstacles, le maestro a osé briser les glaces en xécutant des extrait de « Danse chaoui », « Airs de kabylie », ainsi que « Yemagouraya »et « Djurdjura ». Par ailleurs, le grand violoniste Ahmed Bouifrou a gratifié la salle, en solo en interprétant une œuvre musicale signé Abdelouahab Salim intitulée « Chfighamzun d id’elli »(Je souviens comme si c’était hier). « L’orchestre symphonique de l’opéra d’Alger, se veut toujours présent », a affirmé Amine Kouider, « c’est le florence de la musique en Algérie et c’est aussi le trait-d’union entre les artistes et les cultures », dit-il. Estimant « pour moi il symbolise un orchestre de  l’unité identitaire de la musique algérienne parce que les musiciens viennent de partout et nous jouons toutes les musiques algériennes avec toutes leurs composantes ». Dans une déclaration à El Moudjahid, en coulisse de l’Opéra d’Alger, le maestro a indiqué « nous avons visité 47 wilayas ont, et nous souhaitons en cette année 2020 ressortir pour une tournée à travers le territoire national car cela fait trois ans que nous nous produisons qu’à l’Opéra ». Répondant à une question relative à ce spectacle à travers lequel il a osé interpréter la musique amazigh en symphonie, Amine Kouider a soutenu « oui c’est audacieux ! mais l’orchestre fait de la musique symphonique, de la musique d’opéra et de la musique pour les enfants, c’est pour cela que je dis c’est vraiment le florence de la musique parce qu’il existe depuis une vingtaine d’années, la musique est un langage universel et peut être jouée d’une manière ou d’une autre »,a-t-il conclu.

Sihem Oubraham

Auteur: elmoudjahid
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