La nationalisation des hydrocarbures, il y a 47 ans, a permis à l’Algérie de reprendre le contrôle de ses ressources naturelles et de récupérer sa manne pétrolière. Tout de suite, le pays s’est attelé à consolider ses avancées économiques. L’exportation du pétrole et du gaz a permis de multiplier les revenus nationaux, tout en permettant au pays de bénéficier d’une croissance appréciable. 47 ans durant, des projets de construction d’usines et de complexes ont permis de créer des milliers d’emplois directs et indirects.
Des mégaprojets ont nécessité des montants colossaux se chiffrant en milliards de dollars. Par ailleurs, l’offre énergétique sera, dans l’avenir, plus significative, avec les nouveaux projets des énergies renouvelables, génération éolienne et solaire. Des milliards ont été investis pour le développement de la production de gaz. Ces projets en plein essor et qui se développeront encore jusqu’en 2035 sont destinés à l’exportation d’énergie ou au développement industriel. Dans la région Sud, là où se trouvent les principaux réservoirs de gaz, des projets d’exploration sont prévus. C’est aussi une zone prometteuse qui intéresse les compagnies étrangères. Il y a de nombreux motifs de célébrer les 47 ans de la nationalisation des hydrocarbures, qui a amélioré notre économie et permis de prendre en charge les besoins sociaux des Algériens, en leur donnant des jours meilleurs. Symbole de la réappropriation des ressources naturelles et de la libération du peuple algérien, personne n’imagine à quel point cela a changé l’économie nationale. La nationalisation des hydrocarbures a généré l’essentiel de la richesse nationale. L’utilisation de ses propres ressources depuis cette date hautement symbolique du 24 février 1971 a permis à l’État algérien de réaliser des routes, de construire des écoles, des universités, des hôpitaux, des barrages d’eau, des terrains de sports, entre autres œuvres qui améliorent la qualité de vie des Algériens. Aujourd’hui, toutes les régions du pays, y compris les plus reculées bénéficient d’installations électriques et de gaz à domicile, et des millions de foyers en profitent.
Comme tous les pays de la région, l’Algérie a connu aussi, depuis 2000, une période de bons résultats, grâce à la croissance mondiale qui a provoqué la hausse des prix des matières premières, dont l’énergie qu’exporte le pays. Il convient aussi de rappeler que cette décision historique a rendu aux Algériens la souveraineté sur leurs ressources naturelles, et a rendu la dignité et la possibilité d’avancer vers l’industrialisation, qui est maintenant devenue une des priorités de l’État. Si la manne financière engendrée par la hausse des prix a permis l’amélioration du niveau de vie des Algériens et le recul de la pauvreté, il n’en demeure pas moins vrai que nombre d’économistes s’inquiètent pour l’avenir proche du pays. Ils critiquent la forte exposition de l’Algérie aux fluctuations des cours des matières premières. Mais, au-delà de son caractère politique, le recouvrement de la souveraineté nationale sur le secteur des hydrocarbures avait enclenché la montée en puissance sur la scène régionale et même internationale de la Société nationale de transport et de commercialisation des hydrocarbures (Sonatrach).
L’Algérie, à travers Sonatrach, est restée toujours majoritaire dans tous les investissements étrangers dans les champs pétroliers et gaziers du pays, une position consolidée par les différentes lois promulguées, confirmant ainsi le principe immuable de la souveraineté de l’État algérien sur ses richesses pétrolières, gazières et minières. Il y a donc la loi de 1986, qui avait été amendée en 1991, le dernier texte en la matière, daté de 2013 et qui a modifié et complété celui du 28 avril 2005, a maintenu inchangé le fondement de la loi qui est la règle de 51/49% qui accorde à Sonatrach la majorité dans chaque projet d’investissement. Actuellement, une réflexion est engagée pour la révision de la loi sur les hydrocarbures en vigueur, en tenant compte des mutations, des évolutions et développements que connaît le marché énergétique mondial, aux fins de capter davantage les investissements étrangers et les détenteurs des nouvelles technologies dans ce secteur.
Mais le groupe public des hydrocarbures Sonatrach devra relever de nouveaux défis face à un contexte de bouleversement profond du marché mondial de l’énergie, notamment dans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle stratégie à l’horizon 2030 intitulée : «Projet SH 2030».
Farid Bouyahia
Auteur: elmoudjahid
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