Louis Paul Motaze, ministre des Finances du Cameroun, a inauguré à Douala le nouveau siège du Bureau national Carte rose Cemac, un édifice de 2,7 milliards de Fcfa qui marque une étape clé dans l’intégration régionale et la libre circulation en Afrique centrale.

Le ministre camerounais des Finances, a procédé le 3 décembre 2025, à L’immeuble siège du Bureau national Carte rose Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) est opérationnel. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée le 3 décembre 2025 en présence du gouverneur du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, de son état-major et de plusieurs hommes d’affaires de la capitale économique.Le bâtiment imposant , d’un coût d’environ 2,7 milliards, inauguré par Louis Paul Motaze, reflète la volonté du gouvernement de Yaoundé à concrétiser les engagements pris par les chefs d’états des pays de la Cemac. Dans son discours de circonstance, Louis Paul Motaze, ministre Camerounais des Finances, a présenté cet édifice comme une infrastructure qui revêt une dimension stratégique.

Pour lui, Il s’agit d’un acte de souveraineté, de stabilité et d’intégration régionale qui s’inscrit dans la vision des chefs d’État de la sous-région pour une Afrique centrale forte, intégrée et prospère. Il en a profité pour rappeler l’importance de la Carte rose, instituée le 1er juillet 1996. « Elle est l’expression juridique de la volonté des chefs d’État de la Cemac permettant à un automobiliste assuré de circuler librement dans les six États-membres sans contracter d’assurance supplémentaire.”Le Bureau national camerounais, créé par arrêté ministériel du 03 mai 1999, a bénéficié d’une garantie publique de 20 millions de Fcfa à son lancement. « Un engagement étatique clair : protéger l’usager et assurer la dignité du service », a souligné le Minfi.Richard Lowé, fondateur de la compagnie d’assurance panafricaine, Activa a vulgarisé le mécanisme au micro de Diapason média groupe « La Carte rose n’est pas une compagnie d’assurance. C’est un système d’intégration qui a été créé dans tout le continent africain », a expliqué l’homme d’affaires, promoteur de l’entreprise citoyenne Activa. Il précise d’ailleurs que chaque région possède sa propre variante : carte brune en Afrique de l’Ouest, verte au Nord, jaune en Afrique australe.

Le dispositif règle les sinistres transfrontaliers. Quand un Camerounais cause un accident responsable au Gabon ou en Guinée équatoriale, son assureur au Cameroun en assure le paiement grâce à ce système de compensation entre bureaux nationaux. Pour 1 000 Fcfa seulement, les automobilistes obtiennent cette couverture régionale automatique avec leur assurance responsabilité civile.Cet immeuble reflète désormais “le poids du Cameroun dans la Cemac”, selon M. Lowé, symbolisant la volonté d’une Afrique centrale économiquement intégrée où la libre circulation des personnes et des biens n’est plus une ambition mais une réalité quotidienne. Après avoir coupé le ruban symbolique, le ministre camerounais des finances, Louis Paul Motaze, a visité cet édifice flambant neuf qui matérialise l’engagement du Cameroun dans l’intégration régionale.

Yves Constant Malongo

Auteur: Diapason Media Group Diapason Media Group
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.