Se dire que l’on en est désormais là  n’incite pas à faire la fête ! Quand on atteint ce degré de dénuement, ça veut dire beaucoup. En tout cas, que l’avenir, sur cet autre plan, ne se présente pas, non plus, sous les meilleurs auspices. Avant il n’y avait pas de chauffage en hiver, pas de transport scolaire et Ouyahia, toujours un coupable sous le bras, accusait les cantines des écoles de grever le budget de l’éducation nationale. Ça faisait partie du jeu et il y mettait toujours le ton et les mimiques requises lorsqu’il s’apprêtait à crier famine ou à accuser les autres de couler le bateau Algérie. Voilà qu’à présent, c’est le papier qui manque. Qu’est-ce qui a rivalisé en priorité pour reléguer à l’arrière-plan l’achat de papier ? Pourquoi ne pas regarder du côté des œuvres sociales du secteur dont on ne disait pas le plus grand bien il y a quelques mois et dont on ne parle plus, depuis ? Après on vous vantera, avec arrogance, les vertus de la démocratisation de l’enseignement. Comme celle de la santé d’ailleurs. En faisant honteusement l’impasse sur la qualité des prestations dans les deux domaines. 
A l’exception des personnels directement concernés, on ne parlera pas de l’efficacité de la politique développée dans le domaine. Ils ont raison de s’inquiéter ceux qui se projettent dans cet avenir, plus flou que jamais, que l’on s’acharne à nous magnifier. Ils sont surtout courageux de le dire parce que l’on sait généralement ce que deviennent les suggestions qui demandent une part d’implication humaine et matérielle. 
Un engagement qui n’arrange pas ceux qui arrivent là pour faire autre chose que servir un peuple «jamais content». La rue se bat, aussi, contre cette agressivité qui n’a même plus honte de se rire d’une précarité qui va s’aggravant. Tandis que les ambitions surfent sur le dos de populations en attente de changement, des parents n’auront pas les bulletins scolaires de leurs enfants. Pas de papier, pas de bulletin ! L’information, relevée dans un périscoop du journal, a-t-elle une chance de faire réagir des collectivités locales convaincues que leurs administrés n’y voient que du feu ? Et dire que c’est vrai ! 
M. B.

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