Depuis le début des manifestations le 22 février, les Algériens réitèrent qu’ils sont un peuple uni et solidaire, avec les mêmes revendications, en rejetant catégoriquement le système politique actuel, et pour un changement radical qui reflète les aspirations du XXIe siècle en vue de créer une nouvelle République avec des personnes jeunes et intègres représentant le peuple à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Contrairement aux semaines précédentes, pas de Vuvuzela, les instruments musicaux étaient rares, certains manifestants à Alger-centre ont scandé des chants réagissant à l’appel du vice-ministre de la Défense à appliquer l’article 102 de la constitution 2016. Dans ce cadre, les manifestants considèrent que cet appel est «insuffisant à l’heure actuelle» sans l’application de l’article 7 qui met en exergue que «le peuple est la source de tout le pouvoir». D’autres banderoles dénoncent des déclarations de politiques qui parlent au nom de Hirak, qui est le fait du peuple au sens propre du terme, en précisant que «notre destin ne sera pas aux mains des opportunistes». Depuis un mois, la presse internationale, notamment occidentale, en particulier les journaux français, est braquée sur le plus grand pays d’Afrique du Nord, riche en ressource humaines et naturelles, en exprimant leur louange sur les vagues de manifestants scandant leurs revendications d’une manière pacifique. En poursuivant le traitement médiatique, nous remarquons que nous entrons dans une période «sensible» et «délicate» avec les propos de certains politologues algériens qui appellent à un changement radical, rejetant l’organisation d’une «réunion nationale inclusive et indépendante pour débattre, élaborer et adopter des réformes politiques, institutionnelles, économique et sociales», pour «constituer le socle du nouveau système rénovateur de l’Etat national algérien en harmonie avec les aspirations de notre peuple», qui veut dire explicitement, éviter une période de transition floue et longue, sans porter atteinte à la sécurité et la stabilité du pays. Les manifestants font preuve de civisme, contrairement à certains politiques qui adoptent la langue de bois sans aucun écho positif auprès des manifestants, assoiffés de justice et d’ouverture. Il est remarquable de constater que les animateurs de certaines émissions nationales et étrangères qui traitent l’évolution des manifestations sont partagés sur la transition politique, alors que les internautes dénoncent cette attitude, refusant catégoriquement de parler au nom de Hirak. 

H. H.

Auteur: elmoudjahid
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