La trésorerie de la Cotonnière industrielle du Cameroun (Cicam) reste faible ces cinq dernières années. Selon le rapport de la Commission technique de réhabilitation exploité par « Cameroon Business Today », la Cicam avec seulement 6% des parts de son marché traditionnel, n’est pas outillée pour faire face à la concurrence.  Au 31 décembre 2018, l’entreprise affichait un résultat net déficitaire de près de 4 milliards de FCFA.

Entre 2016 et 2018, la sous-activité (différentiel entre la production réelle, les charges fixes et les capacités de production) a coûté respectivement 1,6 milliard de FCFA, 1,9 milliard de FCFA et 2,2 milliards de FCFA.

Sur ce point, la Cicam, seule industrie de son domaine encore en activité dans la zone Cemac a élaboré un plan de développement sur cinq ans qui couvre les exercices de 2020 à 2024. Il est surtout question de renouveler les outils de production. Ceci inclut également le volet entretien et maintenance, pour que la société puisse gagner la guerre des tissus en produisant de manière à stopper leur importation. Les questions d’énergie, de matières premières et d’équipement de production sont également importantes.

Dette fiscale

S’agissant des ressources mobilisées pour la Cicam, le journal gouvernemental cite le rapport et indique par exemple qu’en 2010, l’Etat du Cameroun a annulé 3,5 milliards de FCFA de dette fiscale et le reliquat (1,9 milliard de FCFA) a été transformé en actions et primes d’émission. En 2011, les actionnaires (Etat et SNI) ont mobilisé 2,3 milliards de FCFA pour l’acquisition de nouveaux métiers à filer.

En 2012 l’Etat, représenté par le Minfi, a garanti un prêt de 5,5 milliards de FCFA. Trois ans plus tard, il a signé avec Cicam un contrat-plan d’une valeur de 13,21 milliards de FCFA pour réhabiliter la société. Puis en 2017 un avenant au contrat-plan d’un montant de 13,26 milliards de FCFA est signé le 17 juillet.

Auteur: Serges Bontsebe
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