Essaouira – Les travaux de la 5è édition du Forum euro-méditerranéen des Jeunes Leaders ont pris fin, dimanche à Essaouira, après trois jours d’intenses débats autour de la thématique « Engagement pour une nouvelle citoyenneté ».

Organisé par l’Ambassade de France à Rabat et l’Institut Français du Maroc, ce Forum a rassemblé 180 jeunes issus de plusieurs pays du Pourtour Méditerranéen et, pour la première fois, de pays de l’Afrique subsaharienne. Des jeunes porteurs d’un fort engagement citoyen et qui ont été sélectionnés suite à un appel à candidature ouvert à tous les pays et relayé sur les réseaux sociaux.

Ce rendez-vous annuel, qui a bénéficié de l’appui des Associations « Essaouira-Mogador »et « Marocains Pluriels », de la Fondation Sekkat, du Campus France et de Webhelp, a pour ambition de contribuer à l’intégration de l’espace euro-méditerranéen, en mettant en relation ces jeunes citoyens engagés et investis localement.

Durant trois jours, les participants ont eu l’opportunité d’échanger avec des personnalités de divers horizons, de débattre et de se former lors de différentes séquences : projection de film-débat, tables rondes sur l’engagement et récits de trajectoires personnelles, nombreux ateliers répartis sur les sites de l’Institut Français de la ville, Dar Souiri et Bayt Dakira (la Maison de la Mémoire), qui abrite notamment le Centre de recherche international « Haim Zafrani » dédié au dialogue interreligieux.

A noter que la séance de clôture de ce forum a été rehaussée par la présence du Conseiller de Sa Majesté le Roi et président-fondateur de l’Association Essaouira-Mogador, de Mme Clélia Chevrier Kolacko, Conseillère de Coopération et d’Action Culturelle, Directrice Générale de l’Institut Français du Maroc, ainsi que d’autres personnalités.

Approchée par la MAP, Mme Chevrier Kolacko a loué l’excellence de l’organisation de ce forum, notant que le choix de la ville d’Essaouira pour la tenue des 5 éditions de ce Forum a été une « évidence », compte tenu du fait que cette cité se veut un haut espace de dialogue fécond et libre, alors même que ce forum a vocation à être un lieu de dialogue et d’échange entre des jeunes qui s’engagent dans leurs sociétés, dans leurs pays et qui font le déplacement au Maroc pour confronter leurs idées, débattre et entendre des témoignages d’acteurs engagés qui, eux-mêmes, ont plus d’expérience.

Ces jeunes, qui participent à ce Forum, bénéficient aussi d’une série d’ateliers traitant de questions importantes pour le renforcement de leurs capacités, notamment en ce qui concerne la gestion et la présentation de projets, la prise de parole artistique, la mobilisation de l’intelligence collective, et la construction d’un plaidoyer pour l’égalité homme-femme….etc. « Cela nous tient à coeur d’aider la jeunesse engagée à réaliser leurs projets à l’avenir », a-t-elle dit.

Et de poursuivre que la particularité de cette édition a été le développement du concept du « Tribunal des Générations Futures », une sorte de simulation de procès mais sans jugement, pour tenter de délibérer et de statuer sur la question de savoir : faut-il imposer aux gens le vivre ensemble ?. Une conférence-spectacle qui permet d’avoir un format de dialogue plus engageant pour le public, outre le Prix du Forum des Jeunes Leaders pour récompenser cette année les projets concernant le développement durable.

Mme Chevrier Kolacko a, par la même occasion, réitéré la détermination des organisateurs à pérenniser ce rendez-vous annuel avec des thématiques engageantes et un format similaire qui consiste à amener des jeunes de tout le Maroc et de tout le pourtour méditerranéen, à se rencontrer à Essaouira pour débattre, discuter et échanger en toute liberté et responsabilité.

Au menu de cette 5ème édition, figuraient « le Prix des Jeunes Leaders », qui a récompensé trois projets portés par des jeunes engagés sur le thème du développement durable, outre une rencontre avec « Féfé et Leeroy », du groupe Saian Supa Crew, autour d’un concert musical inédit, gratuit et ouvert à tous.

La jeunesse a été également à l’honneur à travers sa plume, puisque des élèves journalistes de l’Institut Supérieur de l’Information et de la Communication (ISIC) de Rabat ont été amenés à assurer la couverture médiatique de cette nouvelle édition, encadrés par des formateurs de l’ISIC et de l’Institut pratique de journalisme Paris Dauphine, ainsi que des représentants des médias.

Auteur: Meriem IGASS
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