Et si les entraineurs des différentes sélections marocaines de football réservent une partie de leur argent, la moitié ou même la totalité d’un salaire mensuel, en guise de solidarité nationale dans ces moments où les clubs de la Botola sont dans leur grande majorité en difficultés financières face à l’état d’urgence sanitaire contre le Covid-19 ?
Après
presqu’un mois de la suspension de toutes les compétitions sportives nationales
dont la Botola dans ses différentes divisions pour cause de la pandémie de Coronavirus,
l’incertitude plane toujours sur une
éventuelle reprise dans le proche avenir. L’état d’urgence sanitaire et le
confinement proclamés au Maroc depuis le 20 mars dernier et qui devraient
prendre fin le 20 avril courant pourraient se prolonger encore pour une
quinzaine de jours si n’est plus pour cause de la situation inquiétante du
Covid-19.
Dans cette
situation, deux faits diamétralement opposés, caractérisent le football
marocain en général. Les clubs du
championnat national souffrent dans leur grande majorité de difficultés financières
et les entraineurs recrutés par la fédération à la tête des différentes sélections
nationales sont en richesse ou du moins ont leur argent et salaires mensuels
assurés même s’ils sont en période de chômage.
Entre ces
deux cas tellement contradictoires, la Fédération censée gérer les choses d’une
manière juste, reste toujours réticente. Pas un seul geste n’a été fait pour
aider les clubs et pas un seul mot envers les techniciens salariés du staff des
différentes sélections nationales pour les pousser à faire l’essentiel.
Pour contribuer à atténuer les difficultés financières des clubs constituant la colonne vertébrale de son institution et qui n’ont que les recettes des matches et les sponsors pour assurer les salaires de leurs joueurs ainsi que les rémunérations et dus de leurs personnels, la Fédération doit trouver les solutions adéquates.
Elle doit, par exemple, prendre l’initiative d’entrer en concertations et en négociations avec les entraineurs nationaux nantis et ceux bénéficiant des salaires colossaux afin de les réduire au moins à 50 pour cent ou de réserver la totalité d’une mensualité au profit du Fonds spécial dédié à la gestion de la pandémie de Covid-19, comme pratiquement toutes les composantes de la société ont fait. La même mesure est à prendre avec les joueurs internationaux de l’équipe nationale, surtout ceux d’Europe qui restent les mieux primés par la fédération…
Cependant,
il est constaté que, les membres fédéraux sont pratiquement aux abonnés
absents. Pas une réunion tenue, ni un communiqué officiel de son bureau fédéral
n’est lancé tout au long de ce mois de confinement. Du moins pour préparer les
mesures à prendre quant à une éventuelle reprise tardive des compétitions de la
Botola ainsi que les circonstances et conséquences prévues si jamais la saison
ne s’annonce blanche.
Seulement et
après ses tergiversations honteuses et ses discriminations concernant les Doits
TV des clubs en choisissant 5 équipes de la Botola au détriment des autres, la
fédération continue de briller par son silence totale comme si rien de mal n’a piqué le football national.
Cela à un moment où d’autres composantes qui exigent un argent fou à notre foot ne sont guère concernées par cette période creuse et de crise qui risque de durer encore plus. Il s’agit, comme a été mentionné, des entraineurs des sélections nationales et leur nombre des plus étoffés. Ces techniciens favorisés de la fédération, s’occupent des différentes équipes nationales des jeunes ainsi que celle des dames. On trouve notamment plusieurs coaches étrangers assistés par d’anciens joueurs internationaux marocains sous les auspices du directeur technique national, le Gallois Osian Roberts.
Ce dernier travaille en compagnie du Français Bernard Simondi et Zakaria Aboub à la tête de la sélection nationale des moins de 23 ans, le Portugais João Filipe Aroso et Jamal Alioui pour l’équipe des U20, l’Espagnol Sergio Piernas et Badr Kaddouri pour l’équipe des U17 alors que la formation des U15 est dirigée par le duo national Tarek Makhnass et Rachid Rokki. Pour les sélections féminines, on trouve l’Américaine Kelly Lindsey qui chapeaute les techniciennes du terroir Lamia Boumehdi, Fatiha Lassiri, Insaf Hannouk, Zineb El Barouri et Nadia Jilaidi.
Cela en plus
de l’ancien capitaine des Lions de l’Atlas, Noureddine Naybet, chargé de l’encadrement et de l’amélioration
des performances des joueurs.
Le tout
s’ajoute à Houcine Amouta entraineur de la sélection des joueurs locaux ainsi
que le sélectionneur des Lions de l’Atlas, le Franco-Bosniaque Vahid Halilhodzic,
qui a, à lui seul, un staff de pas moins de 4 techniciens étrangers et 2
marocains, Salaheddine Lahlou et Mustapha Hadji.
Avec toute
cette armada, la fédération tourne avec pas moins d’une vingtaine d’entraineurs
dont notamment les étrangers qui sont payés en en devise et qui coutent ainsi
cher à la trésorerie du Maroc, bien que les résultats restent loin d’être à la
hauteur, voire inexistants…
On parle des
centaines de millions si ce n’est plus qui leur sont réservés mensuellement
comme salaire en plus des primes et autres avantages en ces moments de repos et
de chômage en l’absence de toutes compétitions, ici et ailleurs…
Qu’en
pensent les responsables fédéraux du football national…?
Rachid Lebchir
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Auteur: M’hammed rahal
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