La troisième session de formation internationale sur le métier de coach territorial a démarré, lundi à Oujda, à l’initiative de l’Académie africaine des collectivités territoriales de cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLU-Afrique/ALGA).
Cette session, qui a été conçue en intégrant les dernières recherches en coaching, en accompagnement des collectivités territoriales, en ingénierie territoriale, en neurosciences et en sciences du comportement humain, accueille quelque 23 participants dont 15 en provenance de 5 pays africains (Cameroun, Burundi, Bénin, Tchad et Niger) en sus de 8 autres bénéficiaires issus d’Haïti, de la Belgique et du Maroc.
Initiée en partenariat avec le Conseil de la région de l’Oriental, l’Agence de l’Oriental, l’ONG belge Echos communication et l’Université Mohammed Premier (UMP-Oujda), cette session de formation, visant la création d’un pool de compétences africaines francophones apte à accompagner les collectivités territoriales, est la troisième après celles organisées en 2018 au Campus Universitaire de Transfert de Compétences et d’expertises de l’UMP Oujda.
Dans une déclaration à la MAP, le directeur du Programme coaching territorial au sein de CGLU Afrique, Gautier Brygo, a indiqué que cette session, à laquelle participent des élus, des cadres marocains et africains et des représentants d’institutions locales, se poursuivra jusqu’au 26 juin courant.
S’en suivra des stages pratiques de trois mois que chaque participant doit effectuer dans son pays, avant de revenir à Oujda, en novembre prochain, pour une seconde session de certification et d’habilitation de six jours, a-t-il expliqué.
« En vue d’élargir le réseau de coachs territoriaux, nous comptons également lancer des formations anglophones, et ce à la demande de plusieurs pays anglophones d’Afrique », a-t-il fait savoir.
Pour sa part, la responsable du pôle formation auprès de CGLU/ALGA, Lova Ramiljaona, a affirmé que le coaching territorial constitue sans conteste un véritable levier contribuant à la mise en œuvre des agendas mondiaux, notamment les Objectifs de Développement Durable (ODD).

En effet, le métier du coach territorial, a-t-elle ajouté, est un métier innovant qui est de nature à accélérer la gouvernance démocratique au sein de territoires.
Pour Mme Ramiljaona, ce parcours de formation vise à donner l’opportunité aux participants d’acquérir des compétences sur le métier, de s’approprier les concepts, principes et méthodes du coaching territorial, de multiplier et partager les expériences et d’appuyer l’ancrage d’une gouvernance locale et inclusive.
« J’ai pris connaissance de cette formation sur le coaching territorial à travers le journal de la CGLU/Afrique », a confié à la MAP, Pacis Mughisha Lynca, responsable au sein du ministère burundais de décentralisation et de la réforme institutionnelle.
« Cette formation devrait considérablement renforcer mes compétences et m’aider dans mon travail au service des acteurs locaux dans mon pays », a-t-elle dit.
Quant à Sylvester Chegue, un cadre financier camerounais, il a relevé que cette formation lui permettra d’acquérir de nouvelles connaissances en matière de coaching territorial, et partant pouvoir accompagner efficacement les actions et les programmes des collectivités territoriales dans son pays.
« La décentralisation en Afrique est un processus relativement récent, d’où l’importance de bénéficier de cette formation et de développer nos connaissances et outils afin de contribuer à promouvoir le développement local, tout en mettant en synergie les actions des acteurs locaux » a-t-il ajouté.
Dans le cadre de la coopération entre les deux régions de l’Oriental et de Kaolack (Sénégal), rappelle-t-on, il a été procédé à l’inauguration, en février 2018 au niveau de cette région sénégalaise, d’un centre de formation au métier de coaching territorial.
Inspiré du Centre d’excellence du coaching territorial d’Oujda, ce centre de formation a vu le jour grâce au soutien du Conseil régional de l’Oriental, des Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLU) et l’appui de l’ONG Echos communication.
Auteur: Soufiane ELAHMAR
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