Essaouira – Le Festival  »Coeur à Coeur », qui a soufflé récemment sa 4è bougie à Essaouira, à l’initiative de l’artiste-peintre Belaïd Belhaoui, se veut un événement singulier, conçu de manière à mettre les arts plastiques au service de l’action caritative.

Ce festival, dédié à mettre en lumière les arts plastiques dans toute leur beauté, la diversité de leurs styles et de leurs écoles, revêt également une importance humaine, car il offre un espace idoine aux artistes-plasticiens en vue d’apporter leur contribution aux efforts visant à promouvoir les valeurs d’aide, d’entraide et de solidarité envers les démunis.

 »Nous considérons que ce festival comme d’ailleurs son nom l’indique +coeur à coeur+ est un vecteur sûr des valeurs de solidarité et surtout d’aide à tous ceux qui sont dans le besoin, étant donné que les recettes de cet événement sont collectées pour être versées aux enfants de l’association Ida Oublal des villages avoisinants dans la région d’Essaouira », a confié à la MAP M. Belhaoui.

Il s’agit d’un festival de  »générosité et de soutien aux démunis », a-t-il enchaîné, se félicitant du grand succès réalisé par cette nouvelle édition ayant rassemblé dans la cité des Alizés près de 90 artistes-peintres marocains et étrangers en provenance de France, d’Espagne, d’Angleterre et de Pologne, outre des professeurs d’arts plastiques et des calligraphes.

Tout en insistant sur l’aspect caritatif de cet événement, M. Belhaoui a tenu à remercier tous les artistes-plasticiens participants qui ont bien voulu se joindre à son oeuvre pour aider les personnes en situation difficile, notant que les toiles réalisées sur place sont mises en vente et leurs revenus seront mobilisés pour venir en aide aux enfants et améliorer les conditions de vie dans les zones ciblées.

Pour des raisons de proximité et afin de rapprocher le grand public des arts plastiques, le festival « Coeur à Coeur » a investi plusieurs espaces de la ville, dont l’Institut Français d’Essaouira, le Centre Culturel et Artistique (ancien palais de justice d’Essaouira) ou encore la place Moulay El Hassan qui a abrité des ateliers en plein air d’initiation à l’art plastique en faveur de plusieurs groupes de jeunes écoliers issus de la province.

Pour joindre l’utile à l’agréable, une série d’expositions et de vernissage ont été organisées pour la circonstance, a expliqué M. Belhaoui, faisant savoir que lors de cette édition, un hommage posthume a été également rendu à l’artiste-peintre Feue Pierrette Karima Afifi. «Le festival a perdu un grand cœur!», a-t-il dit avec tristesse et beaucoup d’émotions.

Ce festival, fruit d’un long travail, a aussi le mérite de contribuer à tous les efforts qui se font au niveau de la ville d’Essaouira pour booster la dynamique culturelle et artistique de cette belle cité, a-t-il ajouté, précisant qu’il offre également un espace de retrouvailles, de rencontres, d’échange et de partage entre des artistes du Nord et du Sud pour mieux se connaître et pourquoi pas envisager des projets artistiques communs.

Sur une lueur d’optimisme, il a émis le voeu de voir ce festival grandir dans les années à venir et que d’autres suivront l’exemple de cette belle initiative dans d’autres villes du Royaume.

A noter qu’au terme de cette nouvelle édition, des visites guidées ont été organisées au profit des festivaliers dans nombre de sites, galeries et monuments de la cité des Alizés.

Auteur: Meriem IGASS
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.