« Les manifestations de l’altérité dans la culture arabe », tel est le thème d’un colloque organisé, jeudi à Oujda, par l’Académie du Royaume du Maroc en partenariat avec le ministère de la Culture et de la Communication.
Initié dans le cadre de la célébration de l’événement « Oujda, capitale de la culture arabe », ce colloque a réuni au Centre d’Etudes et de Recherches Humaines et Sociales d’Oujda (CERHSO), une pléiade de professeurs universitaires, de chercheurs et d’experts représentant le Maroc mais aussi des pays arabes.
Les interventions et les débats qui ont marqué ce colloque ont porté sur plusieurs axes, notamment « Le concept de l’altérité entre philosophie et sciences humaines et sociales », « Les mouvements migratoires entre prise de conscience et considération de l’autre », et « Les manifestations de l’altérité dans le cadre de la créativité ».
Le secrétaire perpétuel adjoint de l’Académie du Royaume du Maroc, Mohamed Kettani a souligné à cette occasion que le thème « Les manifestations de l’altérité dans la culture arabe » retenu pour cette rencontre scientifique a préoccupé la pensée arabe tout au long du siècle passé et ce, dans le cadre de la confrontation civilisationnelle qu’a connue l’Orient arabe et islamique après l’invasion européenne de ses pays.
Il a relevé à cet égard que ce thème reste encore d’actualité, notant qu’il était parmi les sujets et les questions étudiés par la pensée arabe dans ses travaux sur des dualités connues, comme la tradition et la modernité, le soi et l’autre, le particulier et l’universel et l’identité et l’altérité.

Et M. Kettani de poursuivre que la recherche axée sur le thème de l’altérité n’est pas restée dans un contexte restreint, mais qu’il était traité, en particulier dans la pensée européenne, au niveau de la sociologie, de l’anthropologie, de la psychologie et de la philosophie, soulignant que l’examen de cette question, dans le cadre de ce colloque, est de nature à enclencher un large débat, d’autant plus que le patrimoine arabe et islamique regorge d’exemples qui incarnent l’altérité.
De son côté, le ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed Laâraj, a relevé que ce colloque ouvre de larges perspectives pour aborder les manifestations de l’altérité dans la culture arabe, que ce soit dans le champ des sciences humaines et sociales ou en matière de prise de conscience de l’autre, ou encore dans le domaine de la créativité (poésie, arts plastiques, récit et image).
Dans une allocution lue en son nom par le coordonnateur général de l’événement « Oujda capitale de la culture arabe », Mourad Rifi, M. Laâraj a estimé que le sujet des « manifestations de l’altérité dans la culture arabe » revêt une grande importance puisqu’il est d’actualité et en raison de sa complexité, ses caractéristiques et ses composantes.
Dans ce contexte, le ministre a souligné que la compréhension de la culture arabe, à travers l’exploration de ses manifestations de l’altérité, requiert un traitement sous deux angles: le premier concerne la production savante, intellectuelle et artistique et son évolution à travers les époques, et le second aborde la production culturelle émanant de la vie quotidienne des sociétés (leurs modes de vie, leurs coutumes, …).
Le colloque a été marqué par la présence notamment du wali de la région de l’Oriental, gouverneur de la préfecture d’Oujda-Angad, Mouad El Jamai, du président du Conseil local des oulémas d’Oujda, Mustapha Benhamza, du Directeur général de l’Agence de développement de l’Oriental, Mohamed M’Barki, de membres de l’Académie du Royaume du Maroc, et d’autres personnalités de monde de l’art et de la culture.
Auteur: Soufiane ELAHMAR
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