Le Parquet général de la Cour d’appel de Nador a organisé, mardi, un colloque régional dans l’objectif de promouvoir la communication et la sensibilisation sur la lutte contre les actes de violence et de maltraitance à l’égard des femmes et des filles.

Les intervenants ont mis l’accent à cette occasion sur l’impérieuse nécessité d’une mobilisation collective et d’une application rigoureuse des lois en vigueur pour contrer ce phénomène aux effets néfastes, ainsi que sur l’importance de la sensibilisation et l’information des femmes et des filles de leurs droits.

Cette rencontre vise à enrichir le débat engagé dans le cade de la 17ème Campagne nationale de sensibilisation à la violence contre la femme, menée par le ministère de la Solidarité, du Développement social, de l’Égalité et de la Famille sous le thème « Les jeunes, un partenaire dans la lutte contre les violences à l’égard des femmes et des filles », a-t-on souligné.

Dans leurs exposés, ils ont braqué les projecteurs sur les différents aspects de ce phénomène, ses facteurs et ses coûts socio-économiques, les mécanismes de protection juridique et judiciaire des victimes de la violence parmi les femmes et les filles et le rôle et la responsabilité des différents acteurs et intervenants dans ce domaine.

Le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Nador, Abdelhakim El Oufi, a souligné à l’ouverture de ce colloque le long processus de réformes audacieuses qu’a connu le Maroc pour la consécration des droits de l’Homme en général, et des droits de la femme en particulier, mettant en avant les acquis réalisés en matière de renforcement des droits de la femme et sa protection contre toute forme de violence et de discrimination.

M. Abdelhakim El Oufi dans une déclaration à la MAP

Notant que SM le Roi Mohammed VI accorde un intérêt particulier à la promotion des conditions de la femme marocaine et oeuvre pour lui permettre d’occuper la place qu’elle mérite au sein de la société, M. El Oufi a relevé l’importance de la loi 103-13 relative à la lutte contre les violences à l’égard des femmes, entrée en vigueur en septembre 2018.

Cette loi qui comporte la définition des concepts, les dispositions pénales, les mesures préventives, les initiatives de protection et un mécanisme institutionnel intégré de prise en charge durcissant les peines contre les auteurs, a-t-il dit, permet de garantir une meilleure protection des femmes contre toutes formes de violence.

Et de conclure que le phénomène de la violence à l’égard des femmes qui constitue une atteinte dangereuse à leur intégrité physique et psychique requiert une application seine et stricte des lois en vigueur et une mobilisation de tous les acteurs pour incarner un changement des mentalités et une sensibilisation de la société.

Les autres intervenants ont axé leurs interventions, notamment sur les résultats de la dernière étude réalisée par le Haut commissariat au plan (HCP) sur la violence faite aux femmes, le mariage des mineurs et la législation nationale, les cellules de prise en charge des femmes victimes de violence, et la stratégie de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) en matière de lutte contre la violence à l’égard des femmes et des enfants.

Auteur: Soufiane ELAHMAR
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