Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a procédé, lundi dernier, à un mouvement partiel dans le corps des walis et des walis délégués, en vertu duquel il a été mis fin aux fonctions de huit walis et six walis délégués, alors que 17 walis et 14 walis délégués ont été nommés. À l’entame d’une nouvelle ère marquée par une rupture radicale avec l’ordre ancien, les walis sont appelés à contribuer efficacement au processus de développement national, à assumer leurs responsabilités en matière de gestion des affaires locales, en adoptant un nouveau mode de gouvernance locale fondé sur le sens de l’initiative, la recherche de solutions audacieuses pour régler les problèmes des citoyens, œuvrer davantage à la satisfaction de leurs préoccupations et concrétiser leur aspiration à une vie décente. Le contexte économique et social du pays impose aux walis d’agir dans l’urgence afin de libérer les énergies à tous les niveaux, par des mesures incitatives capables d’aider les entrepreneurs honnêtes à lancer des projets créateurs d’emploi et de richesse. Le temps des «instructions» qui viennent d’en haut, des walis au service d’intérêts occultes est révolu.
M. Abdelmadjid Tebboune a déclaré que la bureaucratie est le plus grand ennemi de la société, et que la guerre contre elle sera sans merci et sans répit, et dans tous les secteurs, car «nous avons constaté l’indifférence et la bureaucratie au niveau local», a-t-il déclaré. Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, avait affirmé, lors de la dernière rencontre gouvernement-walis, que 10 à 20% seulement des orientations du chef de l’État ont été appliquées, que des bureaucrates entravent l’exécution de son programme.
M. Djerad précise que ce résultat, même s’il se justifie par la conjoncture actuelle, doit être impérativement amélioré de manière substantielle. L’État concentre ses efforts sur la réhabilitation de la confiance des Algériens envers les institutions, veille sur le respect rigoureux des promesses contractées par les pouvoirs publics, à quelque niveau que ce soit, car il faut parvenir à mettre fin à une crise de défiance quasi générale. C’est pour cela que le responsable, surtout localement, ne doit son maintien ou sa nomination qu’à la compétence, au sérieux et à sa loyauté à l’égard de la collectivité, et non pas à ses accointances.
Un durcissement des sanctions est nécessaire contre toute forme de négligence et de dilettantisme dans le traitement efficace des préoccupations des citoyens. Plus aucune demi-mesure n’est tolérée.
«Les disparités sociales peuvent être une bombe à retardement», a affirmé M. Tebboune. C’est pour cela qu’il est essentiel de promouvoir rapidement les zones d’ombre, où les habitants vivent encore dans des situations insupportables, exclus de leur droit à une vie meilleure. Dans un pays décidé à tourner la page de la mauvaise gouvernance, les walis, les élus ont la lourde tâche de contribuer à l’essor d’un véritable développement local.  
Mohamed Bouraib

Auteur: elmoudjahid
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