C’est une certitude. Les chercheurs finiront par vaincre  le nouveau coronavirus (Covid-19). Les laboratoires pharmaceutiques  engagés dans une course contre la montre auront, comme cela a été presque à chaque fois le cas, le dernier mot face à ce virus. Et un vaccin verra le jour dans les semaines ou mois à venir. C’est juste une question de temps. Dans cet intervalle et pour parer au plus urgent, un traitement à base de chloroquine est déjà administré aux patients atteints du Covid-19. Mais il reste aussi important de souligner que le meilleur des traitements est de s’astreindre au respect des mesures préventives auxquelles ont appelé les pouvoirs publics, notamment le confinement qui a démontré sous d’autres cieux son efficacité pour endiguer la propagation du virus qui a ce jour à provoquer le décès de plus de 65.000 personnes dans le monde. Un bilan qui demeure hélas provisoire, car la pandémie continue de semer la mort et de faucher les vies des plus fragiles notamment. Mais même si pour d’aucuns, il est encore trop tôt pour engager une telle réflexion, il est nécessaire de souligner que cette expérience doit donner lieu à une remise en soi.   Ceux qui auront eu la chance de  continuer à vivre après la pandémie, pour ne pas avoir contracté le virus, doivent tirer les leçons de cette tragédie sanitaire planétaire. Car, après la mort de milliers de personnes, les survivants sont les mieux  placés pour apprécier ce bien précieux qui est la vie. «Cette maladie est une sorte de leçon à retenir», a estimé  l’entraîneur de l’USM Blida, guéri du Covid-19. Il assure aussi qu’il «n’aura plus la même vision de la vie» après l’expérience qu’il vient de vivre.  En fait, c’est ce qui est espéré. Car cette pandémie vécue par  les Algériens, à l’instar des habitants des autres  pays du monde, aura eu le «mérite», entre autres, d’avoir poussé les gens à s’interroger sur leur humanité dans cette mondialité à l’épreuve du coronavirus. De mémoire, la solidarité entre les États  et les personnes n’a été autant mise en avant. Désormais, on s’inquiète pour le bien-être de ses proches et voisins à qui on prêtait que peu d’intérêt. L’élan de solidarité que l’on constatait que lors des grandes catastrophes naturelles s’est (re) mis en branle, avec pour seul objectif de soulager un tant soit peu les désagréments causés par la pandémie et les mesures initiées dans le cadre du dispositif retenu par les pouvoirs publics en vue de circonscrire la propagation du virus. Certes, il s’en est trouvé, et il s’en trouvera toujours, certains énergumènes qui ont voulu exploiter cette pandémie pour se faire de l’argent en  spéculant sur certains produits alimentaires, notamment, mais ils ont été mis hors d’état de nuire grâce au civisme dont ont fait preuve des citoyens en les dénonçant aux services de sécurité. Un geste qui s’ajoute aux  nombreux efforts nationaux consentis par tout un chacun à son niveau pour juguler les effets de la crise sanitaire et affirmer ainsi son algerianité dans cette situation exceptionnelle.
Nadia K.
 

Auteur: elmoudjahid
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