Il n’a pas de semaine qui passe sans que des personnalités et des partis n’appellent au dialogue pour s’asseoir à la table de négociation et engager un débat sur les modalités de sortie de crise qui ne devrait plus, selon eux, se prolonger davantage car chaque jour de plus dans l’incertitude complique davantage toute solution consensuelle.
Actuellement, deux conceptions sont en vogue. Il y a d’abord les tenants d’une solution constitutionnelle passant par une élection présidentielle le 4 juillet pour lesquelles 74 lettres d’intention ont été déposées au ministère de l’Intérieur, la plupart venant de candidats indépendants.
Les partis, hormis trois d’entre eux, ont déjà rejeté la tenue du scrutin ou sont encore dans l’expectative. Quelques-uns d’entre eux se réfèrent explicitement aux revendications populaires car les manifestants intègrent dans leur demande le départ de tous les symboles du système avant d’envisager toute autre sorte de solution.
Dans le prolongement de cette logique, beaucoup insistent sur la nécessité d’une période de transition qui devra donner lieu à l’élaboration d’une feuille de route pour une sortie de crise et la désignation d’un gouvernement de transition.
Ce ne serait qu’une fois ces procédures établies, que les modalités d’organisation d’une élection présidentielle serait définie avec, au préalable, la création d’une commission indépendance d’organisation des élections et l’amendement du code électoral.
Dans l’état actuel des choses, d’autres actions mettent en jeu l’organisation du scrutin à l’image du refus de certains élus locaux et de magistrats d’encadrer l’opération.
Une fois que partis et personnalités ont ainsi tracé leurs stratégies respectives, il reste encore à tenir compte de l’avis d’un acteur de poids qui a fait son apparition dans le paysage politique avec comme objectif d’avoir voix au chapitre lorsqu’il s’agit des dossiers qui engagent l’avenir du pays. Or, il y a un écueil de taille qui a empêché jusqu’à présent le mouvement populaire, au bout de plusieurs semaines de contestation, de disposer d’une quelconque représentation pour porter ses revendications devant d’autres partis. C’est pour cette raison qu’a été mise en avant l’importance de choisir des représentants pour des rencontres qui n’ont d’ailleurs pas été rejetées par le gouvernement, afin d’établir un dialogue et des échanges. Ce serait là une nouvelle phase pour élaborer une feuille de route pour réaliser la principale revendication qui est le changement de tout le système.
Si la rue rejette actuellement qu’on la représente, les appels en faveur de cette option ne manquent pas pour agir différemment et mettre fin au statu quo.
Plus le temps passe, plus les revendications augmentent et les solutions deviennent difficiles, avait affirmé récemment un ancien chef de gouvernement.
A. M.

Auteur: elmoudjahid
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