Deux mois nous séparent de la présidentielle du 4 juillet. Gouvernement, partis et personnalités se préparent à ce rendez-vous, pour permettre aux électeurs d’opérer le choix du candidat qui présidera aux destinées du pays pendant les cinq prochaines années. Le nouveau président issu d’un vote démocratique et transparent aura toute latitude de prendre les décisions, de concert avec les autres institutions, pour mettre en œuvre les réformes réclamées par la population depuis des semaines.
Une fois les composantes essentielles des forces extraconstitutionnelles neutralisées, la voie sera ouverte à la poursuite de la réflexion sur les meilleurs moyens de sortie de crise sans parasitage aucun. Le maintien du pays sur la voie constitutionnelle demeure l’objectif stratégique de l’État et de diverses parties de la classe politique, afin d’éviter tout dérapage qui aurait des conséquences néfastes sur la stabilité du pays, comme l’a rappelé récemment le chef de l’État, M. Abdelkader Bensalah.
En ces circonstances particulières, la nation a besoin de thérapies efficaces permettant de mener à bien sa détermination à construire un avenir meilleur auquel aspirent toutes les composantes de la société.
Les semaines à venir seront décisives, et aucune décision qualitative ne pourrait contribuer à calmer les esprits si elle n’a pas lieu dans un contexte de sérénité et de calme. Jusqu’à présent, tout s’est déroulé dans l’ordre, à travers des marches pacifiques, et tous espèrent que le mouvement populaire ne dérapera pas et ne déviera pas de cette tendance, malgré les plans de quelques excités qui ne voient pas d’un bon œil le fait que le peuple a fait montre d’un haut niveau de conscience et de maturité.
Les manifestant ont exprimé des revendications légitimes pour parvenir au changement tant désiré basé sur une pratique démocratique accompagnée d’un effort de développement à même de projeter le pays dans la prospérité.
Ces aspirations sont entendues par l’État qui œuvre inlassablement à la recherche d’un large consensus au sein de toutes les sphères de la société pour accompagner cette phase cruciale de l’évolution de l’Algérie. D’ores et déjà, les actions qui s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre la corruption et la dilapidation des deniers publics ont été bien accueillies, notamment après l’accélération du processus, ces derniers jours.
A. M.
Auteur: elmoudjahid
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