La semaine écoulée a été marquée essentiellement par la rentrée solennelle des classes au niveau de l’ensemble des établissements du pays. Une rentrée qui s’est déroulée, il faut le souligner, dans d’excellentes conditions. Instruits par le Premier ministre, les membres du gouvernement et les walis sont descendus sur le terrain pour donner le coup d’envoi et procéder officiellement à l’ouverture de l’année scolaire 2019-2020. L’occasion également pour s’enquérir des conditions de scolarisation des élèves et du déroulement de l’événement. Les pouvoirs publics, qui attachent un intérêt particulier à ce rendez-vous, ont tout mobilisé pour assurer le bon déroulement de la rentrée notamment sur le plan pédagogique.

Force est de relever que la rentrée scolaire a été précédée par une importante mesure prise par le gouvernement. Il y a quelques jours, en effet, le Premier ministre avait annoncé la décision d’augmenter le montant de la prime de solidarité scolaire octroyée à plus de trois millions de scolarisés. Elle passe désormais de 3.000 DA à 5.000 DA. Cette mesure a, d’ailleurs, été saluée par les parents d’élèves d’autant qu’elle intervient dans un moment propice marqué par l’achat des affaires scolaires dont les prix sont jugés relativement chers. Cette augmentation est une bouffée d’oxygène puisqu’elle va leur permettre de faire face à ces dépenses. Aussi, cette prime dont le montant est relevé pour la première fois depuis plus de vingt ans figure parmi les formes de soutien et d’accompagnement des scolarisés, essentiellement ceux issus des familles démunies. Elle rentre dans le cadre des efforts déployés pour assurer une scolarité normale à tous les élèves au niveau national. A cette prime s’ajoute à la réception de nombreuses infrastructures pédagogiques et sociales notamment les cantines scolaires, réalisées pour garantir un meilleur accueil dans les conditions nécessaires de scolarité à travers le territoire national. Ces structures sont réalisées dans le cadre des efforts déployés et des moyens mobilisés par les pouvoirs publics pour un secteur névralgique qui bénéficie de toute l’attention de l’Etat et d’un suivi permanent tant sur le plan matériel que sur celui de l’encadrement pédagogique et humain. D’importants budgets sont annuellement dégagés et alloués au secteur de l’éducation, tous paliers confondus pour assurer son développement et le bon fonctionnement de l’ensemble des activités au sein des établissements.

Parallèlement à cet événement, les responsables du secteur de l’enseignement supérieur s’affairent à mettre les dernières retouches aux préparatifs de la rentrée universitaire dont l’ouverture est prévue dans les prochains jours. Les préparatifs vont bon train pour garantir les meilleures conditions d’accueil pour les centaines de milliers d’étudiants qui vont rejoindre les amphis. A l’instar de l’éducation nationale, le secteur de l’enseignement supérieur a lui aussi obtenu son lot d’infrastructures pédagogiques et sociales réceptionnées pour accueillir le nombre croissant des étudiants qui poursuivent leur cursus, dont les nouveaux bacheliers qui feront leur entrée dans les facultés et les centres universitaires du pays. Avec plus de 300.000 nouveaux étudiants qui ont obtenu leurs Bac en juillet dernier, ils seront plus de 1.800.000 étudiants à rejoindre les bancs des campus cette année. Pour faire face à cette situation, il est prévu la réception de 83.400 nouvelles places pédagogiques, ce qui portera la capacité d’accueil totale de l’ensemble des universités à plus de 1,512 million de places pédagogiques.

S’agissant des capacités d’hébergement et de restauration, le secteur prévoit normalement la réception de 51.370 lits, portant ainsi les capacités d’hébergement à 658.600 lits. Ces infrastructures sont prêtes et totalement équipées pour accueillir les étudiants dès la rentrée universitaire prévue en octobre prochain.

Ceci pour les conditions matériels et celles liées aux structures d’accueil, s’agissant du volet pédagogique la rentrée 2019-2020 sera marquée par la décision de renforcement de l’utilisation et l’enseignement des langues étrangères. Cette mesure répond au souci de diversification linguistique en procédant à l’ouverture sur d’autres langues et notamment l’anglais dont l’objectif est de permettre à l’université algérienne de se développer et se hisser au diapason des grandes facultés mondiales.

D’autres volets pédagogiques sont privilégiés comme la formation des formateurs dans le cadre d’un programme national exceptionnel dont la deuxième phase a été relancée récemment sur des bases nouvellement décidées. Cette démarche vise à améliorer le niveau des enseignants notamment ceux qui sont fraîchement recrutés au niveau des différents campus universitaires. En attendant, les responsables sur le secteur de l’enseignement supérieur s’affairent à régler les derniers détails et effectuer les ultimes réajustements avant le jour «J».

M. Oumalek

  

Auteur: elmoudjahid
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