Dans ses diverses allocutions, le Président Abdelmadjid Tebboune a, entre autres recommandations, mis en exergue la nécessité de veiller au resserrement de la cohésion sociale, en œuvrant, notamment, à assurer un développement régional équilibré qui passe également par un maillage optimisé des infrastructures de base, notamment dans les zones frontalières. Cela permettra d’instaurer et de pérenniser un climat de quiétude et de confiance ô combien nécessaire, particulièrement en cette période délicate de changements multiformes que connaît le pays porté dans une vision inédite de rénovation de l’État de droit et d’une meilleure prise en charge des préoccupations socioéconomiques.
Cependant, et c’est là où réside la faille, à mesure que l’on s’éloigne des centres de décision, les trains de mesures ont la fâcheuse tendance de se diluer dans le dédale tortueux de la bureaucratie qui obère les efforts multiformes du gouvernement en vue d’assurer un service public égal en tout point du territoire national. Cela est souvent le cas dans un pays aussi immense que l’Algérie, aux dimensions d’un continent, créant des disparités toujours mal vécues par les populations, creusant le fossé entre le citoyen et les institutions, et portant préjudice à la cohésion sociale, voire remettant en cause le sentiment d’identité du citoyen qui se sent rejeté, las des perpétuels va-et-vient entre les bunkers administratifs fermés à tout contact, au point que des administrés excédés par le dédain, voire le mépris de certains édiles, ont tenté de s’immoler par le feu devant des sièges de daïra.
Le lourd carcan de la bureaucratie qui enserre les rouages de l’administration publique tend parfois à devenir une véritable «bourreaucratie» qui grève lourdement l’application sur le terrain des décisions du gouvernement. C’est là, donc, entre autres chantiers, l’une des priorités du gouvernement Tebboune, attelé, avec détermination, à réduire l’action néfaste de cette nébuleuse invisible afin de favoriser l’application harmonieuse des politiques de développement, notamment dans les zones reculées, et pour cela le président de la République pèse de tout le poids de sa longue expérience de terrain dans plusieurs wilayas, rompu aux arcanes de la bureaucratie, sachant évaluer l’écart pouvant exister entre une décision prise au plus haut niveau de la hiérarchie et son application sur le terrain. C’est là indéniablement l’un des chevaux de bataille de l’équipe gouvernementale nouvellement installée. À ce sujet, le Premier ministre a rappelé la nécessité, pour chaque département ministériel, de mettre à exécution au plus tôt les décisions et mesures déjà prises dans le cadre de la lutte contre la bureaucratie dans les rouages de l’administration publique. À ce titre, les membres du gouvernement sont interpellés pour veiller personnellement à la mise en œuvre des actions définies, chacun pour ce qui le concerne, dans la perspective d’un allègement progressif des procédures administratives qui constituent des contraintes pour le citoyen ou pour l’opérateur économique, d’une manière générale, en recourant notamment aux nouvelles technologies.
K. O.
Auteur: elmoudjahid
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