Le processus électoral est désormais enclenché et les préparatifs pour l’organisation de l’élection présidentielle sont entamés. Depuis lundi, le coup d’envoi est donné pour la mise en place des conditions matérielles et réglementaires pour la tenue du scrutin présidentiel avant la fin de l’année. Cette option politique, privilégiée dans le règlement de la crise, a fini par s’imposer comme une voie incontournable et irréversible. Les réserves exprimées par une partie de la classe politique se sont dissipées, laissant place à l’amorce du processus des préparatifs qui avance à une cadence soutenue. L’option du retour rapide aux urnes gagne du terrain et enregistre de nouvelles adhésions et défenseurs y compris parmi ceux qui étaient les plus sceptiques au début du dialogue. Plusieurs acteurs politiques et chefs de parti ont fini par admettre que la tenue d’une élection présidentielle dans les délais les plus rapprochés reste la meilleure voie de sortie de crise, même si leur position est parfois assortie de quelques conditions et préalables concernant notamment le volet relatif à l’organisation et le contrôle des différentes étapes du scrutin. Il est indéniable que la tenue de l’élection présidentielle est devenue une réalité en voie de concrétisation après qu’elle s’est imposée par la force des arguments politiques et démocratiques comme la voie inéluctable pour le règlement de la crise. Mettre fin à la crise avec ses conséquences sur la vie économique exige le retour aux urnes pour l’intérêt de tous. Cette voie est préconisée pour permettre l’élection rapide d’un président librement choisi par le peuple pour opérer les changements nécessaires et engager les réformes sur tous les plans. Par la tenue de la présidentielle, il s’agit aussi et surtout de privilégier la voie constitutionnelle dans la résolution de la crise et d’éviter au pays un vide politique et institutionnel préjudiciable. L’intérêt suprême du pays prime toute autre considération et passe irréversiblement par l’élection d’un président doté d’un mandat populaire pour engager le pays sur la voie du développement et du progrès sur tous les plans. Il est important de relever que les résultats réalisés par le travail effectué par l’instance dirigée par Karim Younès ont sans doute encouragé et renforcé la volonté d’organiser l’élection présidentielle dans les plus brefs délais. Le dialogue et la médiation entrepris par le panel ont suffisamment préparé le terrain, à travers notamment les garanties politiques mises sur la table pour convaincre les plus réticents sur la transparence et la régularité du futur scrutin. Les garanties et les assurances données sont déjà suffisantes et seront encore renforcées par l’institution de la haute autorité de l’organisation de l’élection dont la mise en place ne saurait tarder. Cette structure, une revendication mise en avant par l’ensemble de la classe politique et notamment par l’opposition, constitue une avancée importante et incontestable et offre beaucoup de garanties et de crédibilité au processus électoral. Le travail réalisé par l’Instance de dialogue et de médiation a permis incontestablement à la voix de la raison et de la sagesse de s’imposer et l’emporter au nom des intérêts supérieurs du pays. Après des semaines de concertation et de médiation, il faut dire que les résultats obtenus sont satisfaisants et encourageants et ont permis d’ouvrir la voie pour la concrétisation d’un des objectifs les plus importants celui du retour aux urnes, option incontournable et irréversible en conformité avec la Constitution. Pendant des semaines, les membres du panel ont par leur travail montré des capacités d’écoute, de suivi et d’accompagnement extrêmement importantes, en permettant à toutes les bonnes volontés qui ont répondu favorablement à l’appel au dialogue d’exprimer et exposer leurs points de vue et de décliner leurs propositions. A présent, c’est la deuxième étape qui est enclenchée : celle de la mise en place des conditions et instruments de concrétisation de la tenue rapide du futur scrutin présidentiel. Les textes législatifs et réglementaires portant création et institution d’une haute autorité d’organisation, de supervision et de contrôle des élections sont finalisés et adoptés par le conseil des ministres tenu lundi sous la présidence du chef de l’Etat. Les textes en question seront examinés, enrichis et adoptés par les parlementaires pour qu’ils soient prêts à être mis en œuvre. La phase des préparatifs sera couronnée prochainement par la convocation du corps électoral et le début des opérations électorales pour permettre l’organisation de l’élection présidentielle avant la fin de l’année en cours. Tous les efforts seront déployés et les moyens mobilisés pour la réussite de ce scrutin, qui permettra l’élection libre et démocratique d’un président de la République dans des conditions de transparence et de régularité totales.
M. Oumalek
Auteur: elmoudjahid
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