L’Algérie affiche une position constante et une démarche claire à l’égard de la crise politique qui prévaut en Libye. Elle agit  en faveur de la consolidation de la coordination et de la concertation entre les pays voisins et les acteurs internationaux, afin d’accompagner les Libyens dans la dynamisation du processus de règlement politique de la crise. Elle privilégie le recours  à un dialogue inclusif entre les différentes parties libyennes, loin de toute ingérence étrangère, quelle qu’en soit l’origine. La réunion de jeudi dernier, à l’initiative de notre pays, qui a regroupé les ministres des Affaires étrangères des pays voisins de la Libye, aura permis de faire le point, à la lumière des résultats des bons offices de l’Algérie, en direction des composantes libyennes et des parties  internationales agissantes. La  rencontre vient s’ajouter à la série d’initiatives diplomatiques menées récemment par la diplomatie algérienne en vue de relancer le processus de règlement pacifique. Soucieuse de rester à équidistance des parties libyennes, l’Algérie n’a ménagé aucun effort pour rapprocher leurs points de vue et établir des contacts avec tous les acteurs dans le pays, les appelant à faire prévaloir la solution politique. Il faut rappeler que L’Algérie a initié, en mai 2014, la création du Mécanisme des pays voisins de la Libye, ainsi que les différents cycles de dialogue qu’elle a abrités depuis mars 2015 entre les dirigeants des partis politiques libyens, dans le cadre des processus de dialogue, supervisés par l’ONU. Le Président Abdelmadjid Tebboune a insisté sur la  détermination de l’Algérie à ne ménager aucun effort en vue d’empêcher l’effusion de sang dans ce pays frère, à travers le rapprochement des vues entre les composantes libyennes, les incitant à mettre fin aux hostilités et à retourner à la  table du dialogue. Il  a rappelé les résultats positifs issus de la  Conférence de Berlin, notamment en ce qui concerne la consolidation de la trêve, l’embargo sur les armes et la reprise du processus politique. Le ministre des Affaires étrangères, Sabri 

Boukadoum, a affirmé la nécessaire participation des pays voisins et de l’Union africaine aux initiatives visant à trouver une solution à la crise libyenne et à appuyer la solution politique, soulignant que l’Algérie poursuivra ses efforts pour resserrer les rangs du peuple libyen. L’Algérie est confiante en la capacité des Libyens à dépasser leurs  différends par la voie du dialogue et de la réconciliation nationale, et à parvenir à un règlement politique. Elle l’est d’autant plus que ces mêmes composantes  libyennes ont accueilli favorablement sa proposition d’abriter leurs rounds de dialogue, loin des diktats et des interférences étrangères. Une chose est certaine, la persistance de la crise en Libye et  les conséquences catastrophiques qui découleraient d’une escalade militaire constituent  un danger menaçant la stabilité des pays de la région, d’où l’impératif d’œuvrer à unifier les  efforts pour consolider le cessez-le-feu, dans la mesure où ce dernier est une condition nécessaire   pour un retour au dialogue et au processus politique de résolution de la crise.       

Mohamed Bouraib

Auteur: elmoudjahid
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