Le Premier ministre a réaffirmé, récemment, toute la détermination du gouvernement à promouvoir les régions du Sud et des Hauts-Plateaux, pour réduire durablement et concrètement les disparités existant en termes de développement, et pas seulement au plan de la santé, quand bien même de grandes décisions qui feront date ont été annoncées sur ce plan, ce dont il faut se féliciter.
Le grand Sud et les Hauts-Plateaux sont donc au cœur des stratégies de l’État visant à assurer un développement équitable et équilibré soucieux de respecter les spécificités humaines et géographiques de ces régions, où, en raison des distances et de la faiblesse des moyens de communication, à quoi s’ajoute parfois la rudesse des conditions climatiques, la moindre démarche prend l’allure d’un véritable marathon.
M. Bedoui a prôné, à cet égard, l’adaptation de la réglementation aux réalités du terrain afin d’élargir et d’approfondir l’effort de développement.
L’autre élément important à retenir, s’agissant surtout des régions du Sud, est qu’elles sont quelque part le coffre-fort du pays, en raison de leur considérable potentiel énergétique. Cependant, il n’en demeure pas moins qu’il faut absolument asseoir une véritable transition vers une économie hors hydrocarbures, par l’amorce d’un véritable développement diversifié qui puisse permettre un affranchissement graduel de la manne pétrolière.
En effet, l’utilisation rationnelle et efficiente des ressources énergétiques fossiles pourrait avoir un effet embrayeur sur le développement de ces régions et favoriser l’émergence d’une agriculture saharienne performante, permettant de valoriser les grandes potentialités locales, notamment par l’utilisation des ressources humaines qui recèlent des compétences avérées.
Le Sud s’impose aujourd’hui comme la variable principale dans l’équation du développement.
Dans ce sens, il s’avère impératif que les efforts colossaux de l’État trouvent leur pleine concrétisation sur le terrain. C’est là une mission essentielle de la hiérarchie administrative locale qui devra consentir davantage d’efforts pour favoriser les décisions des pouvoirs publics au plus haut niveau, avec, comme cheval de bataille, la lutte inlassable contre le nébuleuse bureaucratique, au risque de réveiller la contestation sociale, avec ses conséquences néfastes.
K. O.

Auteur: elmoudjahid
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