En Algérie, il existe encore, et de guerre lasse, des fonctionnaires en qui réside une absence totale de conscience du service public. Le chef de l’Etat a déclaré récemment que la bureaucratie est le plus grand ennemi de la société et que la lutte contre ce phénomène ne connaîtra pas de rémission. Elle se mènera sans répit et dans tous les secteurs. Il a affirmé que c’est la bureaucratie qui est responsable du retard accusé dans le versement des allocations accordées aux personnes impactées par l’épidémie. Alors qu’on est censé être au troisième versement, des citoyens n’ont pas encore perçu la première tranche. Le chef de l’Etat a fustigé également le retard accusé dans le versement de la prime exceptionnelle décidée par l’Etat au profit des professionnels de la santé et des indemnités contre les dangers du Coronavirus.
C’est une grande honte, a-t-il déclaré, mettant l’accent sur l’impératif de lutter contre toutes les formes de corruption portant atteinte au pays et au citoyen à la fois, en priorité la corruption qui affecte directement le citoyen victime de chantage pour faire valoir un droit, faisant état de plusieurs cas de corruption dont les auteurs ont été sanctionnés. La lutte contre la bureaucratie n’a jamais cessé d’être réclamée par les Algériens et l’Etat est déterminé à prendre toutes les mesures nécessaires pour éliminer ce fléau qui ronge insidieusement le corps social. C’est une affaire de salubrité nationale. Chronophage, budgétivore, tatillonne à l’excès, la bureaucratie se dresse en obstacle devant les citoyens excédés par ses procédures ubuesques, par ses piles de papiers, sa lourdeur… Les exemples ne manquent pas au quotidien. Les Algériens sont de plus en plus allergiques à toute cette organisation administrative qui refuse d’épouser l’esprit du temps, à ces labyrinthes bureaucratiques qui leur prennent beaucoup de temps, d’énergie, d’argent et finalement une partie de leur vie, et qui retardent le traitement des affaires des citoyens qui déplorent toutes ces tracasseries nourries de procédures souvent éprouvantes. Les vieux travers de la bureaucratie perdurent. En témoignent les longues files devant les bureaux qui se forment très tôt la matinée.
Les efforts du gouvernement focalisent désormais sur la restauration de la confiance entre l’Etat et les citoyens par la consécration d’une société régie par la norme du droit qui doit impérativement reprendre sa place. Un Etat qui ne soit pas celui de fonctionnaires travaillant en vase clos, loin des difficultés et des problèmes quotidiens de la population.
Le chef de l’Etat veille à ce que les membres du gouvernement se mettent à l’écoute de la population et soient sensibles à ses aspirations pour une existence décente. La lutte contre ce fléau doit réhabiliter les critères de compétence, de loyauté, de moralité et de respect envers les administrés. Un durcissement des sanctions est nécessaire contre toute forme de négligence et de manquement flagrant dans la prise en charge des préoccupations des citoyens.
M. Bouraib
Auteur: elmoudjahid
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