La numérisation de l’administration publique se poursuit à une cadence soutenue. Après les résultats positifs réalisés par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, c’est au tour d’autres départements ministériels de donner, ces dernières semaines, un coup d’accélérateur aux opérations de numérisation des documents et le recours aux nouvelles technologies, pour ainsi se mettre au diapason des évolutions enregistrées dans le domaine. L’objectif essentiel demeure la mise en place d’une administration moderne tournée vers le futur et qui fournit des prestations de service optimales et de qualité.
La réussite des opérations menées au niveau des administrations de l’Intérieur, notamment à travers l’introduction de la biométrie dans la réalisation des documents de l’état civil, tels la carte nationale d’identité, le passeport et le permis de conduire sur des supports électroniques, a visiblement poussé d’autres secteurs à lui emboîter le pas et calquer la même démarche dans le cadre d’une stratégie nationale. Le gouvernement, qui attache une grande attention à cette opération qui entre dans le cadre d’une politique de modernisation de l’administration publique, veille constamment sur la mise en œuvre des mesures décidées concernant ce dossier éminemment stratégique. Cet attachement sans faille que montrent les pouvoirs publics pour cette numérisation est mû par l’objectif de garantir un service public performant, efficace. L’amélioration de la qualité des services et prestations offertes aux citoyens reste évidemment le but recherché à travers toutes les actions engagées par l’administration centrale et les services déconcentrés de l’Etat. Aujourd’hui, force est de relever que les citoyens se montrent de plus en plus satisfaits par les changements apportés par cette numérisation de documents. Même si des insuffisances sont constatées, ils relèvent néanmoins la souplesse et l’allègement des procédures administratives dont les retombées sont ressenties quotidiennement en termes de délivrance des documents d’état civil dans les mairies, daïras et wilayas. C’est cette réussite, devenue un exemple à suivre, qui a incité à la généralisation de l’introduction des nouvelles technologies dans toutes les administrations, tous secteurs confondus, afin de concrétiser sur le terrain et dans la pratique la devise : l’administration au service du citoyen. Cette politique est décidée également pour simplifier au maximum les procédures administratives pour faciliter la vie aux citoyens et leur faire gagner du temps dans leurs démarches quotidiennes. Les nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) sont devenues l’instrument essentiel, voire le moteur dans la politique de modernisation de l’administration publique. Elles sont aujourd’hui au cœur de tous les programmes lancés ces dernières années. Le « Tout-électronique » constitue un objectif stratégique tracé par les pouvoirs publics dont le seul souci est de satisfaire les demandes des citoyens et de répondre à leurs attentes.
Sur un autre plan, l’introduction des TIC et la généralisation de leur utilisation va permettre, à coup sûr, à l’administration publique de se hisser au niveau des administrations mondiales en matière de prestations, de services et d’efficacité. Une administration moderne qui s’appuie essentiellement sur le savoir et le progrès, pour devenir le pivot du développement économique et social du pays. Les TIC vont, c’est sûr, débarrasser l’administration publique et même privée des méthodes bureaucratiques et lourdeurs décriées par les citoyens et qui ont de tout temps engendré des retards en tout genre. Aujourd’hui, le chantier de la généralisation de la numérisation de l’administration est relancé, et même accéléré, pour atteindre les objectifs assignés à cette politique. D’ailleurs, il est important de rappeler à juste titre que l’année 2019 est placée sous le signe de l’interconnexion approfondie, avec la mise en place d’un système numérique et électronique intégré qui reliera toutes les administrations et services à travers le territoire national. Cette démarche est préconisée pour parachever la e-Administration à l’horizon 2021. L’opération évolue progressivement à travers l’ensemble des secteurs grâce à la mobilisation d’importants moyens matériels et humains par les pouvoirs publics, qui tiennent à la réussite et l’aboutissement de ce chantier dans les meilleurs délais.
Économiquement, la numérisation des différents documents et des prestations de services sera d’un grand apport pour le développement national. L’avènement de l’administration numérique constitue un gain d’argent, en permettant d’économiser des sommes financières qui seront affectées au développement des infrastructures.
M. Oumalek
Auteur: elmoudjahid
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