Considéré comme axe central dans la stratégie de développement économique nationale, le secteur de l’agriculture poursuit sa mutation et connaît un essor cette année. L’abondance de la production agricole, et notamment la filière céréalière, augure d’un avenir prometteur et de belles perspectives pour les prochaines années. Avec une moisson abondante réalisée cette saison, il est fort possible d’arriver à la satisfaction de la demande nationale et de répondre entièrement aux besoins nationaux dans certains produits essentiels. La filière céréalière est incontestablement à l’honneur, cette année, puisque la production réalisée a dépassé de loin toutes les prévisions. Une situation favorable qui va permettre à l’Algérie d’éviter de recourir aux produits importés. D’ailleurs, le ministre du Commerce, Said Djellab, l’a clairement dit dans une récente déclaration publique, en affirmant que « la production abondante de différents types de céréales enregistrée cette année et la valorisation du produit national de blés dur, tendre et d’orge permettront de ne pas recourir à l’importation du blé cette année ». Cette annonce optimiste vient confirmer les progrès enregistrés par le secteur de l’agriculture et son apport extrêmement important dans l’effort du développement économique national. Sur la même question, le ministre a mis en exergue les dernières décisions prises par le gouvernement concernant le secteur, en déclarant notamment que « la possibilité de ne pas recourir à l’importation de produits subventionnés existe, eu égard aux mesures prises par le gouvernement à l’encontre de certains propriétaires de minoteries frauduleux qui contournent les lois pour profiter des subventions allouées par l’Etat». Force est de relever que les mesures annoncées récemment par l’Exécutif sont salutaires puisqu’elles sont de nature à protéger ce secteur stratégique de toutes formes de fraude et de trafic. Dans le cadre de la politique de diversification économique adoptée par les pouvoirs publics pour sortir de la dependance aux hydrocarbures, le secteur de l’agriculture est choisi comme l’alternative, aux côtés de ceux de l’industrie et du tourisme, pour faire face à la chute des prix du pétrole et d’autres énergies qui affectent sérieusement l’économie nationale. Le développement de ces secteurs alternatifs, et notamment la production agricole, a pour objectif essentiel d’obtenir la satisfaction des besoins nationaux, dans un premier temps, et ensuite viser l’exportation. Il s’agit d’épargner les dépenses de devises dans l’importation des aliments qui pourraient être produits sur place et puis réfléchir sérieusement à développer un secteur, eu égard aux potentialités et capacités dont dispose le pays en la matière. Les différentes réformes opérées et les moyens mobilisés pour le développement du secteur ont transformé radicalement le secteur de l’agriculture. La stratégie adoptée commence progressivement à donner ses fruits, la preuve ayant été donnée cette année avec une production record dans la filière importante des céréales. Ce qui est incontestablement certain, c’est que le secteur de l’agriculture connaît une grande transformation et un développement fulgurant avec des résultats plus que positifs. D’autres secteurs doivent suivre l’exemple de l’agriculture pour permettre à l’Algérie de réduire sensiblement l’importation de plusieurs produits et préserver ses réserves en devises. L’objectif est aussi de permettre le décollage économique grâce à ces secteurs névralgiques et garantir l’autosatisfaction dans plusieurs filières. Le challenge est d’inverser la tendance générale, soit de pays importateur à celui d’exportateur durant les prochaines années. Au rythme où vont les choses et au regard des résultats réalisés dans plusieurs secteurs, et notamment dans l’agriculture, l’Algérie est sur la bonne voie, et elle est sur le point d’intégrer le club des pays exportateurs de beaucoup de produits grâce à la politique de diversification économique mise en œuvre.
M. Oumalek
Auteur: elmoudjahid
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