Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a réaffirmé les engagements de l’Algérie pour la défense de la paix et de la sécurité dans notre région et dans le monde. Cette position se vérifie amplement à l’égard de la grave crise qui prévaut en Libye. Notre pays veille, avec constance et lucidité, à demeurer à équidistance vis-à-vis de l’ensemble des protagonistes, convaincu que le règlement de cette crise passe par une solution politique inter-libyenne, qu’il n’a de cesse d’appeler à la sagesse et à favoriser le dialogue inclusif et la concertation, seule et unique option à même de garantir l’unité du peuple libyen et le respect de sa souveraineté, loin de toute ingérence étrangère. «L’Algérie est une puissance d’équilibre et de paix, fermement attachée au respect de la souveraineté des Etats et au dialogue politique», c’est ce qu’a déclaré à la presse le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, en visite à Alger, à l’issue de son entretien avec le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum.
Cette déclaration du chef de la diplomatie française confirme la justesse et le pragmatisme de la doctrine algérienne en matière de politique internationale, basée sur le respect de la souveraineté des Etats et le rejet de toute ingérence dans leurs affaires internes, tout en faisant prévaloir les solutions pacifiques et les choix diplomatiques. Ce n’est pas un hasard si le président du Haut conseil d’Etat libyen, Khaled Al Machri, a considéré que l’Algérie est la seule puissance arabe capable de rétablir les équilibres, soulignant que l’instance qu’il dirige a fortement insisté sur la participation de l’Algérie à la conférence de Berlin. Les efforts de l’Algérie ont toujours privilégié la solution politique consensuelle à cette crise, notamment à travers son initiative, en mai 2014, pour la création du Mécanisme des pays voisins de la Libye, outre les différents cycles de dialogue qu’elle a abrités, depuis mars 2015, entre les dirigeants des partis politiques libyens dans le cadre des processus de dialogue, supervisés par l’ONU. L’Algérie est également partie de l’initiative tripartite sur la Libye avec L’Egypte et la Tunisie, issue de la Déclaration de Tunis, en mars 2017, et dont elle abrite périodiquement les réunions. L’Algérie est disposée à abriter le dialogue escompté entre les parties libyennes. La région a besoin de stabilité fondée sur la sécurité commune, la coopération et l’entraide, avec notamment, les pays du voisinage, pour faire échec à toutes les tentatives de déstabilisation. Alger a connu récemment un véritable ballet diplomatique avec le déplacement de parties en lien direct avec le conflit en Libye, à commencer par le président du Conseil présidentiel du Gouvernement d’union nationale libyen, Fayez El-Serraj, suivie respectivement du ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, du chef de la diplomatie italienne, Luigi Di Maio, du ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Chokri et du président du Conseil italien, Giuseppe Conte.
La position algérienne est vivement appréciée par la communauté internationale. C’est une reconnaissance du poids de l’Algérie et de l’importance de son rôle dans la région.
EL MOUDJAHID

Auteur: elmoudjahid
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