Le débat et la concertation seront prochainement relancés autour de la protection des personnes handicapées. Les consultations programmées porteront, entre autres, sur la révision de la loi 02-09 de mai 2002 relative à la protection et à la promotion de la personne handicapée. C’est la ministre de la Solidarité nationale en personne qui l’a annoncé, jeudi, en marge d’une cérémonie de sortie de la 33e promotion des étudiants des centres spécialisés de son secteur. Cette révision entre dans le cadre de renforcement de la législation régissant la protection et l’accompagnement de cette catégorie vulnérable de la société. À travers cette action, les pouvoirs publics, qui attachent une attention particulière aux personnes handicapées, veulent engager un débat large et ouvert auquel prendront part les acteurs et les représentants des différentes organisations et associations de défense de cette catégorie sociale. Il s’agit de recueillir le maximum d’avis et de propositions utiles et intéressants pour les introduire sous forme d’amendements à la loi, qui fera prochainement l’objet d’une profonde révision. En plus de leur droits garantis par la loi, les pouvoirs publics œuvrent sans cesse pour améliorer la qualité des services et offerts sur tous les plans à ces personnes vulnérables. Les amendements qui y seront introduits auront pour objectif de renforcer la protection sociale des personnes handicapées. Il est attendu, à travers les changements prévus, d’adapter la législation en vigueur aux exigences qu’imposent les évolutions économiques et sociales enregistrées depuis la promulgation de la loi objet de révision. Depuis 2002, année de l’adoption de la loi 02-09, la situation a connu des changements et des développements, ce qui a poussé certainement les pouvoirs publics à engager une profonde réflexion pour la révision de la loi-cadre, en vue d’introduire des amendements et des ajustements nécessaires qui vont dans le sens d’une amélioration et d’un meilleur accompagnement de cette catégorie sociale. Une action qui vient une nouvelle fois prouver toute l’attention et l’importance qu’attache l’État, à travers le ministère de la Solidarité nationale, aux personnes handicapées, dans le cadre d’une politique sociale forte et audacieuse. Outre les personnes handicapées, qui bénéficient d’importantes mesures d’aide et d’accompagnement, il y a lieu de citer d’autres catégories sociales sur lesquelles l’État veille perpétuellement : les personnes âgées et les enfants. On annonce, à ce sujet, la prochaine promulgation des textes d’application des lois sur les personnes âgées et celle de l’enfant, dans le cadre de renforcement de l’arsenal juridique et législatif pour une meilleure et efficace protection des catégories concernées. Force est de relever que ces efforts déployés par les pouvoirs publics touchent quasiment tous les aspects de la vie quotidienne des personnes vulnérables, pour leur garantir meilleurs soutien et accompagnement.
La ministre du secteur, Mme Eddalia, a d’ailleurs saisi l’occasion de cette cérémonie, pour annoncer que «le réseau des établissements spécialisés a été renforcé par un nouveau type de structures, à l’instar des Services d’aide mobile d’urgence (SAMU) pour la prise en charge des sans-abri et les bureaux de médiation sociale et familiale au niveau des Directions de l’action sociale (DAS)». Une nouveauté décidée dans le cadre de l’amélioration des services et la modernisation des infrastructures d’accueil et de prise en charge de ces catégories sociales. Il est important à signaler qu’en matière de protection sociale des personnes vulnérables, l’Algérie a enregistré des progrès significatifs, ces dernières années, et ce à travers toutes les formes de soutien, de prises en charge et d’accompagnement active et permanente de ces couches sociales. Ce volet social est considéré comme un axe central de la politique de l’État qui fait de la cause des personnes vulnérables, une préoccupation majeure. Les actions décidées en direction de cette catégorie sociale n’épargnent aucun aspect ni volet, tant sur le plan matériel et financier, que sur celui des infrastructures et des structures d’accueil, sans oublier le côté psychologique, dont le rôle est éminemment important. D’ailleurs, le ministère de la Solidarité nationale accorde une importance particulière au volet formation du personnel de son secteur, pour former des agents spécialisés et dotés de diplômes dans l’action sociale, en vue de garantir un meilleur accueil, une prise en charge de qualité et un accompagnement adéquat des personnes vulnérables. C’est ce qui démontre que la protection sociale de ces couches est une politique globale réfléchie qui se décline en plusieurs volets. La perspective de la tenue des Assises régionales, puis nationales, ainsi que la révision de la loi 02-09 et la promulgation des textes d’application d’autres lois offrent certainement une occasion pour approfondir la réflexion sur les actions à entreprendre et les améliorations à introduire dans les dispositifs législatifs et réglementaires, à même de mieux protéger, soutenir et accompagner dans la dignité ces catégories sociales de la population. Plus qu’une préoccupation, c’est un défi constant à relever.
M. Oumalek

Auteur: elmoudjahid
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