La politique économique revient au-devant de l’actualité nationale à l’occasion de la rentrée sociale et la préparation de la loi des finances 2020.

La rigueur et la rationalité sont les deux principes essentiel retenus dans l’élaboration de ce projet de texte qui régira les finances du pays au cours de l’année prochaine. Un projet d’une importance capitale sur lequel planche actuellement le gouvernement et dont la tendance générale et les contours commencent à se dessiner au fil des semaines. Ce qui reste indéniable, c’est l’option de la rigueur et la rationalité qui doit marquer la préparation et l’élaboration de cette loi très attendue en raison de son caractère stratégique.

Cette orientation a d’ailleurs été rappelée par le chef de l’Etat au cours de l’audience qu’il a accordée au Premier ministre, il y a deux jours, lorsque la question a été abordée. L’occasion pour le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah de donner des instructions et orientations au gouvernement sur la gestion budgétaire, les dépenses publiques et la conduite économique du pays. 

Dans la phase actuelle, la résorption du déficit budgétaire et la maîtrise des dépenses publiques apparaissent comme des priorités importantes pour l’exécutif qui travaille inlassablement pour le maintien des équilibres financiers et budgétaires du pays dans un contexte économique national et international difficile. Cette politique financière adoptée par le gouvernement est dictée par l’impératif de maintenir la dynamique économique et la prise en charge des préoccupations des citoyens tout en œuvrant pour la préservation des réserves de change stratégiques dont dispose le pays. A présent , le gouvernement privilégie une nouvelle approche dans la conduite des affaires économiques du pays en adoptant une démarche basée essentiellement sur la rigueur et la rationalité dans la gestion des ressources financières du pays, stabilité des grands équilibres macroéconomiques.

Dans sa nouvelle stratégie imprimée, l’exécutif a été instruit afin d’éviter, notamment les dépenses économiques et sociales injustifiées particulièrement celles liées au fonctionnement des administrations et entreprises publiques. C’est lors d’une réunion du gouvernement tenue en août dernier que le Premier ministre avait décidé l’adoption de cette nouvelle approche de gestion économique . Une approche qui prend en considération la situation de la finance publique surtout après le gel du financement non conventionnel. Le gouvernement préconise la collecte de façon systématique de toutes les recettes publiques et ce en prenant en considération tous les aspects de la gestion de

tous les secteurs économiques, notamment. A la même occasion, le Premier ministre avait également ordonné la mise en place d’une équipe de travail dont la mission est de faire des propositions de mesures d’urgence pour augmenter le niveau de recouvrement des recettes publiques de l’Etat à l’image de la fiscalité ordinaire et des recettes des biens publics. Cette démarche est préconisée en attendant la concrétisation de la modernisation de l’administration fiscale et des biens de l’Etat, projet en cours de mise en œuvre. Ces actions vont certainement permettre d’augmenter les recettes publics de l’état et contribuer au financement des projets d’utilité économique. Un apport financier inestimable dans une conjoncture économique marquée par l’instabilité des prix des hydrocarbures. 

Sur un autre plan, il est important à signaler avec force que cette nouvelle approche n’éliminera pas le volet social de la politique de l’Etat dans le texte en préparation, bien au contraire les aides et les subventions accordées aux couches démunies ne seront maintenues et même renforcées. La politique sociale sera reconduite et consolidée pour réaffirmer la détermination de l’Etat de maintenir le soutien et l’accompagnement des couches défavorisées. La protection sociale demeure un des axes importants de la politique de l’état. Ce caractère sera réaffirmé avec force dans le projet de loi des finances 2020 à travers des mesures sociales dont l’objectif essentiel reste la protection du pouvoir d’achat des populations et le soutien par les multiples aides accordées aux citoyens socialement. C’est dans ce registre qu’il faut mettre la récente décision prise par le gouvernement d’augmenter la prime de solidarité scolaire qui passe de 3.000 DA à 5.000 DA dont bénéficie plus de trois millions d’élèves. Une mesure audacieuse intervenue au bon moment, quelques jours seulement avant la rentrée scolaire, pour soulager les parents d’élèves et leur permettre de faire face aux dépenses relatives aux affaires scolaires. La politique de protection sociale restera un acquis important sur lequel veille constamment les pouvoirs publics. Elle est considérée comme un axe stratégique dans la politique de l’Etat.

M. Oumalek

Auteur: elmoudjahid
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