La première phase du processus du dialogue vient d’être franchie avec succès. Depuis jeudi après-midi la composante du panel des personnalités qui doivent conduire les concertations est officiellement et publiquement connue à l’issue d’une audience que le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah leur a accordée au siège de la présidence de la république. Le choix s’est porté sur six personnalités crédibles et populaires. Cette étape importante sera certainement accompagnée par des mesures d’apaisement discutées lors de cette audience, selon les affirmations du coordinateur du panel des personnalités, Karim Younès. Une manière comme une autre de préparer les conditions nécessaires pour la réussite du dialogue inclusif, voie qui a fini par faire consensus dur la scène politique nationale. Dans cette démarche. La situation actuelle exige apaisement, sérénité et sagesse comme privilégiée dans l’effort de recherche d’une sortie de crise et le retour rapide au processus électoral. Solution qui passe, il faut le souligner par un dialogue global, ouvert et responsable, mission qui incombe au panel, nouvellement désigné.
Conduite par l’ancien président de l’Assemblée nationale, Karim Younès, un homme sage et clairvoyant, ce panel a le mérite d’être homogène et représentatif. Il regroupe en son sein des universitaires connus et reconnus, venus de divers horizons avec un brillant parcours et une grande expérience, chacun dans son domaine. Des hommes et femmes de lois et du droit qui maîtrisent parfaitement les enjeux de la situation actuelle, connaissent les attentes du peuple. Ils sont conscients de la lourde et historique responsabilité qui repose sur leurs épaules dans cette phase déterminante de l’Histoire du pays. Celle de conduire un dialogue sérieux et ouvert pour aboutir à un consensus national sur une des solutions qui mettront fin à la crise qui persiste depuis plus de cinq mois. La tâche est ardue et difficile au regard de la complexité de la crise mais elle n’est pas du tout impossible. Les déclarations optimistes faites par les membres du panel et principalement son coordinateur, juste après l’officialisation de la création de cette instance, montrent une volonté et une forte détermination pour mener à bout cette mission politique. Ça sera donc un dialogue inclusif, global et sans exclusive qui sera mené par ce panel qui prêtera oreille attentive à tout le monde, acteurs politiques, chefs de partis, responsables d’organisations nationales, militants, activistes pour recueillir avis, propositions et solutions. Dans leurs déclarations, les membres du panel rappelle que toutes les bonnes volontés et tous ceux qui veulent contribuer à trouver des solutions de sortie de crise seront associés à cette entreprise d’intérêt national. L’amorce du dialogue est attendu pour les prochains jours, une fois la feuille de route tracée et le calendrier ainsi que les modalités de fonctionnement et de conduite du dialogue arrêtés. Rien n’est encore tranché sur le plan technique hormis les grands principes déclinés et qui serviront de postulats de base. Le groupe de personnalités se partageront probablement les tâches et missions durant les prochaines réunions internes avant d’entamer les rencontres de concertation avec les acteurs selon les formes et la formule choisie et décidées. Reste à savoir si le panel opte pour des rencontres bilatérales ou les multilatérales. Il faut attendre les prochains jours pour connaître le format du dialogue décidé et la liste des premières personnalités invitées aux rounds du dialogue. Bien que les citoyens continuent à manifester chaque vendredi pour exprimer et réitérer leurs désirs de changement, leurs attentes sont de plus en plus prises en charge. Elles seront d’ailleurs au centre des discussions et des débats lors des rencontres de concertation que mèneront les membres panel. Les aspirations du peuple figurent en haut du tableau des priorités fixées par l’équipe de Karim Younès. Les prochains jours et semaines renseigneront davantage sur l’évolution politique et la tournure que prendra l’initiative politique du dialogue national inclusif initiée par le chef de l’Etat pour un règlement juste et définitif de la crise politique. Une sortie de crise qui passe par le dialogue et la tenue rapide de l’élection présidentielle.
M. Oumalek

Auteur: elmoudjahid
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