Au-delà de la constante historique, le 24 février 1971 reste la référence dans le processus de nationalisation des hydrocarbures, gisements de gaz et de pétrole, ainsi que les oléoducs et les gazoducs. Cette date phare devait surtout enclencher une étape décisive dans l’entreprise d’édifice de l’État et de son affranchissement de la tutelle étrangère sur ses richesses, notamment le gaz et le pétrole. Un long combat pour parachever la bataille de recouvrement de l’indépendance nationale au prix de lourds sacrifices. Inscrite dans la continuité de cette démarche, la politique de nationalisation des hydrocarbures, engagée dans les années soixante, s’était traduite par une récupération des mines et un engagement de l’État algérien, dans une première étape, pour un contrôle de 51%, des parts dans les compagnies pétrolières étrangères. Une décision historique qui avait également concerné les gisements de gaz, pour donner lieu, en avril 1971, à la promulgation du texte fondamental qui régira les activités liées au secteur des hydrocarbures, notamment la recherche et l’exploration. Une phase nouvelle qui propulsera l’Algérie sur la scène énergétique mondiale, en tant qu’acteur actif et influent. La bataille des nationalisations dans un secteur aussi stratégique, celui des hydrocarbures aura connu ainsi cinq réaménagements juridiques consacrés à travers les lois 86-14 du 19 août 1986, 91-21 du 4 décembre 1991, 05-07 du 28 avril 2005 amendée par l’ordonnance 6-10 du 29 juillet 2006 et enfin la loi N°13 -01 du 20 février 2013 portant amendement de la loi de 2005 et dont la révision est en cours de finalisation. Une entreprise dictée par ce souci d’adaptation aux changements et intervenus dans le monde, en particulier dans le secteur des hydrocarbures. L’Algérie, qui fait face aujourd’hui à de multiples défis au plan économique, notamment, induits par la baisse de ses ressources, et les mutations géostratégiques marquant le contexte international, entend poursuivre sur la voie tracée en œuvrant au développement de son potentiel énergétique en vue d’optimiser ses capacités de production, consolider ses moyens de prospection et d’exploration à même de satisfaire la demande interne et s’orienter vers l’exportation. La stratégie du secteur, projetée jusqu’en 2030, basée sur l’encouragement des investissements dans le domaine des hydrocarbures est censée ainsi assurer au pays les moyens de sa transition énergétique, par le biais des énergies renouvelables, de la diversification de ses ressources, et, en définitive, les conditions du développement durable, par le biais des hydrocarbures, en tant que levier de croissance. Dans cette optique, Sonatrach sera appelée à déployer toutes ses potentialités et ses ressources au service du développement durable du pays et à faire face aux défis du secteur de l’énergie dans le sillage de la stratégie du groupe à l’horizon 2030 visant un taux d’intégration national, toutes filiales confondues, de 55%. Une feuille de route qui traduit les enjeux de l’avenir énergétique de l’Algérie, et qui est orientée vers des objectifs stratégiques, notamment la sécurisation de l’approvisionnement du marché interne, la garantie de ressources pour le soutien du financement du développement économique et social du pays, et la création de nouvelles industries énergétiques, dans le sillage de la politique de diversification de l’économie, notamment dans les domaines de la pétrochimie et du raffinage.
D. Akila
Auteur: elmoudjahid
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