Le président Abdelmadjid Tebboune a nommé, jeudi, le nouveau gouvernement conduit par le Premier ministre, Abdelaziz Djerad. La composition de la nouvelle équipe se veut «le lancement du changement économique en Algérie, conformément aux promesses faites par le président de la République lors de sa campagne électorale et affirmées dans son discours à la Nation lors de la prestation de serment», a souligné M. Oussaïd, ministre conseiller chargé de la communication et porte-parole de la Présidence. A juste titre, et pour plusieurs raisons, on peut considérer la formation de ce gouvernement comme un des grands événements de ce début d’année. Il s’agit également d’un premier pas de la part du Président Tebboune sur la voie du respect de ses engagements envers les électeurs. Femmes, technocrates et jeunes font une entrée remarquée dans ce gouvernement qui a fait largement appel à des technocrates. Signe qui augure d’une rupture avec les méthodes des gouvernements précédents. Cet Exécutif est composé d’une équipe, quelque peu élargie, de 39 ministres, dont 4 secrétaires d’Etat, issus de la Communauté nationale et des Compétences à l’étranger, de l’Industrie cinématographique, de la Production culturelle et du Sport d’élite, et de 7 ministres délégués, à savoir de la Microentreprise, des Startup et de l’Economie de la connaissance, des Statistiques et de la Prospective, de l’Agriculture saharienne et des Montagnes, du Commerce extérieur, de l’Industrie pharmaceutique, de l’Environnement saharien, des Incubateurs, des startup. Il a été aussi nommé un secrétaire général du Gouvernement. Cinq femmes font leur entrée au gouvernement à des postes plus ou moins importants. Fort de sa légitimité issue du scrutin du 12 décembre dernier, M. Tebboune dispose, d’ores et déjà, d’une équipe cohérente, conduite par le Premier ministre Abdelaziz Djerad, qui se consacrera à sa tâche juste après le premier Conseil des ministres prévu pour demain. Il conviendra de relever que les principaux secteurs de l’économie sont confiés à des technocrates, à commencer par les ministères des Finances, de l’Industrie, de l’Energie et du Commerce. D’autres sont nommés à des postes clés dans les secteurs de l’Hydraulique, des Transports, des Télécommunications, de l’Agriculture, de l’Habitat, des Travaux publics, de la Santé, de l’Education, de l’Enseignement supérieur, de la Formation professionnelle, de la Communication, du Tourisme, de la Solidarité, des Moudjahidine et ayants droit, des Affaires religieuses et des Wakfs, de la Jeunesse et des Sports, du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, des Relations avec le Parlement, de l’Environnement et des Energies renouvelables et de la Pêche et des Productions halieutiques. Placés au cœur de la nouvelle stratégie de l’Etat, le ministère de la Justice échoit à Belkacem Zeghmati et celui des Affaires étrangères à Sabri Boukadoum, le portefeuille de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du Territoire revient à Kamel Beljoud, alors qu’Abderrahamane Raouya prend la tête du ministère des Finances. Les personnes en question jouissent d’une réputation d’intégrité. Ces nominations représentent l’amorce d’une moralisation de la sphère publique, qui en a bien besoin. En tout cas, celle-ci passera par la disparition des grands et des petits privilèges de certains cercles et milieux dans le monde des affaires et de la finance. L’émergence de véritables compétences permettra d’asseoir les bases d’une gouvernance saine. A l’évidence, tous les ministres sont tenus de conjuguer les efforts pour relancer l’économie, dont le succès sera déterminant pour le pays. Le chef de l’Etat a maintenant cinq ans devant lui pour atteindre ses objectifs et construire la nouvelle République. L’Algérie, vu ses énormes potentialités, suscite toujours l’intérêt du monde, que ce soit sur le plan politique, diplomatique ou économique. Fidèle à ses engagements, le pays reste attaché à la coopération tous azimuts avec ses partenaires, dans le respect des intérêts mutuels.
Farid Bouyahia
Auteur: elmoudjahid
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