La démarche préconisée dans le cadre de cette vision vise à redynamiser les activités du secteur, à créer de nouvelles opportunités d’affaires et à encourager l’installation de nouveaux investissements à rentabilité sûre pour le pays, et qui concourent à l’émergence d’une véritable production locale. 

Une industrie capable d’irradier positivement l’économie, de favoriser la création de pôles spécialisés et d’améliorer la productivité globale des facteurs de croissance hors hydrocarbures. Un modèle d’industrialisation qui portera aussi la nouvelle politique d’exportation préconisée dans le sillage du plan d’action du gouvernement. Cette vision «doit être l’œuvre d’une démarche collective» et le produit d’une «politique industrielle, et non pas la gestion des affaires courantes».

M. Ferhat Aït Ali Braham, qui ne compte pas «gérer l’existant», a fait part, dès la prise de ses fonctions à la tête du secteur, d’«une nouvelle vision de l’industrie algérienne, à partir de l’existant, bien sûr, avec la vocation de relancer le secteur industriel du pays, pour le sortir des petits ratios de participation au PIB national dans lesquels il a été confiné, ces quarante dernières années». Une refonte qui prévoit une révision des dispositifs réglementaires, dans le but de lever toute opacité dans les textes.

Le plan de relance de la production nationale dans les secteurs public et privé, présenté hier en Conseil des ministres par M. Aït Ali, tend à soutenir les groupes et entreprises de production, à drainer les investissements, notamment étrangers, sur de nouvelles bases. «L’opération de relance des groupes économiques nationaux, publics ou privés, à travers un plan en cours d’élaboration, s’inscrit dans le cadre de la stratégie du secteur visant à soutenir la production locale, afin de répondre aux besoins nationaux sans recourir à l’importation», a-t-il indiqué, en avril dernier, précisant que «l’objectif principal de ce plan est d’asseoir une industrie nationale à même de réaliser l’autosuffisance et d’assurer tous les besoins du pays».

Une redynamisation devenue nécessaire, alors que la valeur ajoutée du secteur industriel reste faiblement représentée dans le produit interne brut, avec une part de 5%. Une performance qui est loin de refléter les capacités du secteur et ses potentialités. L’industrie nationale, qui demeure fortement dépendante des importations en intrants et autres équipements nécessaires pour les besoins de son fonctionnement, est appelée à s’inscrire, par conséquent, dans un objectif de substitution aux importations dont la facture s’avère encore très lourde. Cette nouvelle vision, annoncée par le ministre de l’Industrie, doit être portée par des programmes d’appui aux entreprises et groupes du secteur et d’encouragement de l’investissement productif.

D. Akila

Auteur: elmoudjahid
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