lLe plan de relance socio-économique est fin prêt et le gouvernement a peaufiné les dernières retouches de la nouvelle approche fondée sur une gestion rationnelle des vecteurs de la croissance désormais soumis aux exigences d’une évaluation en actes concertés et à des échéances précises dans la réalisation des programmes de développement.
En peu de temps, le visage d’une Algérie laborieuse, en dépassement de l’ère rentière et prédatrice, a basculé dans le renouveau entamé par le système financier en refonte totale pour introduire plus d’équité en matière de charges fiscales, corriger les déséquilibres, intégrer les banques islamiques et réguler le circuit parallèle pour en tirer des ressources financières importantes.
La mue du secteur névralgique de l’énergie, inscrite dans la perspective de la réduction de la dépendance aux recettes d’hydrocarbures de 20% ne s’est pas également fait attendre.
Un audit profond du mode de gestion et de fonctionnement, marqué par une pléthore de représentations à l’étranger et de postes de responsabilité inefficients, sera très
bientôt entamé alors que les textes d’application de la nouvelle loi sur les hydrocarbures seront prêts en septembre. La nouvelle économie peut démarrer sur de bonnes bases pour tirer vers le haut les secteurs clés de la relance. L’effort colossal accompli dans le secteur agricole prête à l’optimisme pour réaliser un taux de croissance élevé à brève échéance comme cela a été souligné par le président de la République lors du Conseil des ministres consacré à l’évaluation de l’impact de la pandémie et aux activités économiques.
Il a appelé à promouvoir les actions prioritaires qui s’étalent sur une échéance précise entre le deuxième semestre 2020 et la fin de l’année 2021.
Ce secteur prometteur doit impérativement passer de la phase de production irrégulière à une meilleure régulation du circuit d’approvisionnement à la faveur de l’installation des aires de stockage et de conditionnement. Une grande importance est accordée à l’agriculture saharienne tournée vers la production céréalière, l’élevage et la production laitière et la formation, à travers la mise en place d’un institut spécialisé dans l’agriculture saharienne.  Levier incontournable, l’industrie est confrontée au défi de l’intégration et de la stabilité, en substitution à l’importation anarchique. Une commission a été chargée de réorganiser les activités industrielles régies par des cahiers des charges, notamment en matière de production d’équipements électro-ménagers, électroniques et de pièces de rechange et de réglementation de l’importation des usines usagées incessibles pendant 5 ans et des véhicules neufs, particulièrement les véhicules électriques.
Placée sous de bons auspices, la bataille de la relance reste tributaire de l’action entrepreneuriale qui nécessite un accompagnement de l’Etat. Elle impose toutefois une évaluation dans un cadre transparent de l’impact de la pandémie.
Larbi C.
 

Auteur: elmoudjahid
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.